France, Politique, Régionales 2015

Référendum du PS : Cambadélis revoit ses ambitions à la baisse

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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s’est exprimé sur France Inter, lundi matin. Il a indiqué attendre 200 000 votants au référendum sur l’union de la gauche, organisé le week-end prochain, contre 300 000 annoncés précédemment.

Avec cette consultation, les sympathisants de gauche sont invités à se prononcer sur la pertinence d’une union des forces de la gauche, en vue des élections régionales de décembre. « J’ai expliqué devant le bureau national (du PS) qu’il fallait au moins 200 000 signatures ce jour-là pour pouvoir indiquer que nous étions unis dans les régions », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis.

Le 29 septembre, lors du lancement de la campagne pour le référendum, le premier secrétaire du PS disait pourtant espérer 300 000 votants. « La question sera assez simple, avait alors lancé Jean-Christophe Cambadélis, lors d’une conférence de presse. Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ? »

Un référendum concurrent à gauche

Seuls 8% des Français se sont dits « certains » d’aller voter, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et BFMTV, publié le 26 septembre. Parmi les sympathisants de gauche, premiers concernés par cette consultation, seulement 18% comptent mettre un bulletin dans l’urne ou cliquer sur leur ordinateur.

Entre temps, des militants de gauche ont lancé un référendum concurrent début octobre. Julien Bayou, un écologiste, Elliot Lepers, directeur artistique de la campagne d’Eva Joly en 2012, et la féministe Caroline de Haas, sont à l’origine de cette initiative, qui pose la question suivante, comme un pied de nez aux socialistes : « Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous que la gauche mène une politique de gauche ? ».

Le référendum « ne va pas prospérer », estime Jean-Christophe Cambadélis, ajoutant que « même s’il y a un désaccord sur la politique nationale, nos amis écologistes n’ont pas démissionné d’exécutifs régionaux, ils y sont encore et on vote ensemble ».

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