Culture, International

Spectre : la presse mitigée sur le nouveau James Bond

Le nouveau film de la série James Bond, Spectre, sort dans les salles le 11 novembre. Après les premières projections, la presse est partagée sur le 24e épisode de la série.

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Spectre, c’est l’organisation criminelle qui hante les romans d’Ian Fleming, père de James Bond. Mise de côté depuis Jamais plus jamais (1983), elle signe son grand retour au cinéma et donne son nom au 24e opus de la série. Dans la continuité de Skyfall, le précédent James Bond également réalisé par Sam Mendes, l’agent 007 (Daniel Craig) a été mis à pied et cherche à venger la mort de M, son ancienne patronne, croisant sur son chemin une psychologue incarnée par Léa Seydoux et le chef du Spectre, Franz Oberhauser (Christoph Waltz).

  • Un James Bond plus classique

L’arrivée de Daniel Craig comme interprète de James Bond a été l’occasion d’une refonte du personnage. Casino Royal, Quantum of Solace et Skyfall ont travaillé à la déconstruction du personnage en mettant en avant ses faiblesses et ses défautes. Spectre revient à un style plus classique. « Si Skyfall était le Bond de la réinvention, Spectre est celui de la tradition » pour Phalène de LaValette du journal Le Point. « Vous vouliez un 007 old school ? Le voilà. Gadgets, voitures, humour, grand méchant, tout le folklore bondien bat le rappel », continue-t-elle.

  • Un film inégal

La scène pré-générique, tournée à Mexico, fait l’unanimité : « Question mise en bouche, Sam Mendes sait nous en mettre plein la vue » écrit Alain Spira pour Paris Match. Mais le film peine à garder le rythme après cette entrée tonitruante « Le film étire son scénario comme des tentacules, mais les ventouses ont du mal à nous scotcher à l’écran » ajoute-t-il. « Inégal, maniéré, sans panache » pour Nicolas Schaller. Le journaliste du Nouvel Obs parle d’un film qui « se dégonfle au fur et à mesure ».

  • Les acteurs peinent à convaincre

Le scénario a du mal à accrocher les spectateurs, les acteurs également. Daniel Craig reste fidèle à son jeu parfois trop froid. Christoph Waltz, pourtant habitué à l’excentricité, « n’en fait pas assez pour donner un vrai relief à son personnage » pour Alain Spira. Difficile de reprendre le flambeau après la performance exceptionnelle de Javier Bardem en méchant de Skyfall. Léa Seydoux, la nouvelle James Bond girl française, ne fait pas mieux. « Est-ce parce qu’elle a l’air d’être sa fille – la blondeur, les yeux bleus, le teint pâle – qu’entre elle et Craig, la séduction n’opère pas ? » se demande Nicolas Schaller. « La blonde Léa Seydoux ne saurait susciter des émotions aussi intenses que la grisonnante Judi Dench ou la brune Eva Green (Vesper Lynd de Casino Royale) » selon Phalène de LaValette. Rayon de soleil au milieu de personnages trop gris, Monica Bellucci marque le film malgré moins d’une dizaine de minutes de présence. Elle « charrie du glamour, un mystère qui manque singulièrement par la suite » souligne Nicolas Schaller.

Spectre sort dans les salles françaises le 11 novembre.

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