Budget, Parti socialiste, Régionales 2015

Régionales : en retirant deux listes, le PS va perdre 230 000 euros par an

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Un choix politique qui a aussi un poids économique. Après les chiffres réalisés par le Front national en PACA et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le Parti socialiste (PS) a décidé de retirer ses listes pour mettre en place un front républicain et tenter de bloquer le FN. Quelques jours avant le second tour des élections régionales, difficile de savoir si l’opération constituera un bon calcul politique. Financièrement, en revanche, nul besoin d’être un mathématicien hors-pair pour comprendre que l’addition sera salée.

En sacrifiant ses listes de Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Nord-Pas-de-Calais, le PS a ainsi renoncé à une somme estimée entre 203 000 à 230 000 euros par an. En effet, les fonds de chaque parti viennent de subventions publiques et de financements privés. Or, ces derniers comprennent notamment les contributions des élus locaux.

Chaque conseiller régional reverse entre 7% et 8% de sa rémunération au parti. Sachant que le salaire mensuel de ces élus s’élève à 2 661 euros dans les régions de plus de cinq millions d’habitants, cette manne représente entre 17 000 et 19 400 euros par an et par conseiller. Jusqu’au second tour des élections dimanche, les régions PACA et Nord-Pas-de-Calais-Picardie comprennent 91 conseillers socialistes. Des détenus qui, forcément, vont perdre leur titre dimanche prochain.

Au total, l’ensemble des élus de toutes les collectivités locales rapportent 16 millions d’euros par an au Parti socialiste, sur un budget global de 60,7 millions d’euros*.

Un lourd bilan humain

Il y a d’abord cette petite centaine de conseillers qui vont perdre leurs revenus, ou au moins une partie pour ceux qui avaient une autre activité parallèle. Mais il faut également y ajouter leurs collaborateurs. Contactés, les conseils régionaux concernés n’ont pas nous fournir des chiffres précis et complets. A partir des données que nous avons récoltées, on estime que plusieurs dizaines de conseillers vont devoir perdre leur emploi à l’issue du scrutin.

(Source : Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques)

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