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Notre-Dame-des-Landes : polémique dans la majorité après les propos de Ségolène Royal

Les propos de Ségolène Royal, appelant à l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes publiés le 17 octobre dans le Journal du Dimanche, ont fait réagir l’entourage du Premier ministre Manuel Valls, qui parle d’ « affaiblissement de la démocratie. »

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Dans l’entourage du Premier ministre Manuel Valls, les mots sont vifs contre Ségolène Royal. « Ne pas évacuer la zone, suite au référendum, ça serait un affaiblissement de l’autorité et un affaiblissement de la démocratie », a affirmé à l’AFP un proche du Premier ministre.

La ministre avait affirmé dans une interview au JDD que « devant le blocage du terrain, il vaut mieux arrêter les frais » à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), estimant qu’un abandon pur et simple du projet permettrait une évacuation sans violence des occupants du site.

Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, a pourtant souhaité répondre dès ce matin aux réactions qu’ont suscité ses propos et apaiser les esprits. « Je ne veux pas entretenir le feuilleton », a-t-elle déclaré à l’AFP. « J’ai redit comment je voyais le sujet, mais ma démarche n’est pas du tout d’entretenir le sujet », a-t-elle ajouté.

Ces différentes annonces mettent en lumière les divergences au sein du gouvernement sur le sujet, le Premier ministre Manuel Valls ayant assuré le 11 octobre que l’évacuation des occupants du site « se fera » dès « cet automne », malgré « des craintes de violences ».

Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, a également vivement commenté les propos de la ministre de l’Environnement sur France 2 ce matin. Selon lui, « Ségolène Royal prend le contre-pied de la démocratie qui s’est exprimée » car « les habitants du département ont tranché, la justice a tranché. »

Le 26 juin, une consultation locale en Loire-Atlantique avait approuvé le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes à 55,17%. Le Premier ministre s’était alors félicité de la victoire du oui et avait appelé les occupants illégaux du terrain à « partir » avant le début des travaux en automne. La ministre de l’Environnement avait elle-même soutenu une position similaire en déclarant qu’« il y a(vait) eu une procédure démocratique » et que « la procédure devait se poursuivre » au micro de RTL au lendemain du vote.

 

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