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La Belgique bloque le traité euro-canadien de libre-échange

L’Union européenne fait pression sur la Belgique pour faire passer le traité de libre-échange euro-canadien (Ceta), rejeté par le parlement régional wallon la semaine dernière.

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Une poignée de députés Belges est parvenue à mettre entre parenthèses le vote du très impopulaire traité de libre-échange euro-canadien (Ceta). Pour débloquer la situation, Cécilia Malmström, secrétaire européen au commerce, s’est bornée à demander au pays de donner son feu vert à l’accord d’ici vendredi 21 octobre.

Le refus du Ceta la semaine dernière par les députés de Wallonie, dans le sud de la Belgique, est unique en son genre dans toute l’Union européenne (UE). Les ministres du Commerce des 28 Etats membres, réunis ce mardi à Luxembourg, n’ont donc pas pu valider l’accord, censé être signé jeudi 27 octobre par l’UE et le Canada.

Les wallons demandent une renégociation du Ceta

« Les discussions avec la Belgique continuent pour trouver une solution », a déclaré ce mardi Peter Ziga, ministre de l’Economie slovaque, dont le pays préside actuellement le Conseil de l’UE. La Wallonie (3,6 millions d’habitants) exige davantage de garanties en ce qui concerne les normes sociales, environnementales et agricoles, notamment. Elle appelle à une renégociation ou, au moins, à une « déclaration interprétative » instaurant, article par article, des garanties suffisantes.

Sauf à provoquer une grave crise politique nationale, le gouvernement fédéral belge ne peut pas passer outre le refus de la Wallonie. « Il y a maintenant un accord de 27 Etats membres, on peut pratiquement dire de 27 et demi ou un peu plus, puisque pour la Belgique, le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand ont décidé d’avancer et de permettre de procéder à la signature », a néanmoins déclaré Didier Reynders, ministre Belge des Affaires étrangères pro-Ceta.

Mauvais exemple

Cécilia Malström a par ailleurs mis en garde contre les conséquences désastreuses que pourrait avoir un rejet de l’accord avec le Canada. « Si l’on n’arrive pas à un accord avec le Canada, je ne suis pas sûre que nous arriverons à un accord avec le Royaume-Uni », a-t-elle averti, en référence aux négociations qui préciseront les relations post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni.

 

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