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Nucléaire : EDF contraint de stopper cinq réacteurs

EDF va devoir mettre à l’arrêt cinq réacteurs nucléaires après des tests montrant des anomalies dans la composition de l’acier de certains équipements. Cette décision aggrave une situation économique déjà compliquée pour l’entreprise.

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EDF n’arrive plus à sortir la tête de l’eau. Alors qu’environ un tiers de son parc nucléaire est déjà à l’arrêt, l’entreprise a été contrainte par l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) de fermer cinq autres réacteurs nucléaires après des tests ayant décelé des anomalies dans la composition de l’acier de certains équipements.

Cette décision fait suite à une demande de l’ASN qui avait exigé en juin dernier la conduite d’essais complémentaires sur 18 réacteurs, potentiellement porteurs du même défaut que celui touchant le couvercle et la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche).

Ce défaut dans la composition de l’acier résulte dans une concentration trop importante de carbone au niveau des fonds primaires – la partie basse du réacteur – qui affaiblit leurs propriétés mécaniques.

Parmi les 18 réacteurs inspectés, six ont déjà pu être reconnectés au réseau. Pour sept autres, les contrôles sont en cours. Les cinq restants, qui nécessitent des tests complémentaires, seront donc arrêtés en novembre ou en décembre pour une période de quelques semaines.

Dans la carte ci-dessous sont placées les 18 réacteurs soumis à des contrôles depuis juin 2016 sur ordre de l’ASN. En rouge, les cinq réacteurs qui seront arrêtés d’ici à la fin de l’année; en jaune, les sept réacteurs pour lesquels des contrôles sont toujours en cours; en vert les six réacteurs déjà reconnectés au réseau.

 

Le porte-parole du groupe affirme que l’objectif est « de les redémarrer, comme les sept autres, avant la fin de l’année », afin de les rendre disponibles pour la période principale de chauffe qui débutera avec l’arrivée de l’hiver, début 2017.

Un tiers du parc nucléaire français à l’arrêt

Ces arrêts représentent une nouvelle difficulté pour l’électricien français alors qu’une vingtaine de réacteurs sur 58 sont déjà à l’arrêt, selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension.

Ces différentes mises à l’arrêt, pour des raisons aussi variées que des maintenances planifiées ou des problèmes d’infrastructure, ont conduit à une « hausse brutale des prix » selon la Commission de la régulation de l’énergie, l’autorité indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France.

Ces indisponibilités ont également obligé EDF à revoir certains de ses objectifs à la baisse pour l’année qui vient alors que l’entreprise va bientôt procéder à une augmentation de capital de 4 milliards d’euros avec le soutien de l’Etat français, son actionnaire principal.

avec AFP 

 

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