Diplomatie, Economie, Energie, Environnement

Prix du baril : une baisse aux facteurs multiples

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Stimulé par l’élection présidentielle américaine, le prix du baril de pétrole remonte ces derniers jours. Une hausse en trompe-l’œil tant le cours de l’or noir baisse depuis plusieurs mois.

Cette baisse succède au rebond des six premiers mois de 2016. Le prix du baril était passé de 30 dollars en janvier à plus de 52 dollars courant juin.

L’offre, supérieure à la demande, est la principale cause de cette baisse du prix du baril ces derniers mois. Les États-Unis, premier producteur mondiale, ont légèrement baissé leur production.

L’impact de cette décision reste minime. Le pays ne représente que 13% du marché, loin derrière les 33% de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

L’OPEP tente également de contenir sa production afin de ne pas dépasser les 33 millions de barils par jour. Un accord de principe a même été conclu entre les pays membres de l’organisation le 28 septembre, à Alger.  Un accord très fragile…

olivier-lejeune-2« Si l’Iran, qui est le troisième producteur de l’OPEP, ne fait pas partie du deal, celui-ci ne verra pas le jour. »

 

Olivier Lejeune, consultant pétrole à l’Agence internationale de l’énergie.

D’après le jeune analyste, c’est avant tout par l’OPEP que passera un regain des cours du pétrole.

« C’est le dilemme habituel. Collectivement, les pays de l’OPEP sont toujours en faveur d’une limitation de la production, les problèmes arrivent quand il faut imposer des restrictions à certains pays. »

Opposition de poids à une diminution de la production de l’OPEP : la Libye et le Nigéria. Les deux pays membres, en proie à des conflits armés depuis plusieurs années, sont d’ores et déjà exemptés d’éventuelles restrictions. Les deux pays produisent un pétrole de type Brent (le Brent est la référence boursière en matière de pétrole). Après une baisse de la production début 2016, le hausse depuis juin 2016 participe à l’explosion de l’offre par rapport à la demande.

Face à ces deux difficultés majeures, les pays de l’OPEP vont-il réussir à entériner l’accord de principe du 28 septembre ? Réponse le 30 novembre, à Vienne, pour la signature de l’accord définitif.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone