Politique, Présidentielle 2017

DATA. Qui sont les soutiens des candidats à la primaire de gauche ?

Alors qu’il ne reste plus que quelques heures aux candidats à la primaire de la Belle Alliance Populaire pour déposer dossiers de candidature et formulaires de parrainage, des tendances émergent chez les soutiens recueillis par les personnalités en lice.

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Valls, Montebourg, Hamon, Peillon et tous les candidats à la primaire de la gauche ont tous récolté soutiens et parrainages. Certains ont vu affluer des ministres, d’autres des frondeurs ou des élus locaux. Tour d’horizon des principaux ralliements.

Les membres du gouvernement rallient majoritairement Manuel Valls

 

Sans grande surprise, la majorité des ministres du tout jeune gouvernement Cazeneuve a annoncé soutenir l’ancien Premier ministre.

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Mercredi matin, c’était au tour de Bruno Le Roux, ancien président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, ainsi que de Myriam El Khomri, ministre du Travail, de rejoindre la liste déjà longue des soutiens gouvernementaux de Manuel Valls. L’ancien résident de Matignon peut ainsi compter sur neuf ministres et cinq secrétaires d’Etat, dont Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Jacques Urvoas et Harlem Désir.

L’ancien maire d’Evry ne se contente pas d’aligner les membres du gouvernement. Avec une cinquantaine de parrainages déclarés, sa candidature rassemble autour d’elle le plus grand nombre d’élus locaux ou parlementaires de gauche, dont l’écrasante majorité est issue du Parti socialiste.

Les frondeurs éclatés entre Hamon et Montebourg

 

L’unité n’est pas de mise chez les députés du PS opposés à la ligne économique et sociale du gouvernement Valls. Les « frondeurs » se divisent entre les candidats Hamon et Montebourg.

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Christian Paul, leur tête de file, premier signataire de la « motion B » lors du Congrès de Poitiers au printemps 2015 et fervent détracteur de la politique économique du gouvernement Valls, a choisi le 30 novembre de soutenir Arnaud Montebourg. Il a été rejoint par des soutiens historiques du candidat : les députés Laurent et Philippe Baumel, sa compagne Aurélie Filippetti ou François Kalfon, qui est devenu son directeur de campagne.

La candidature d’Arnaud Montebourg fédère par ailleurs des profils plus divers, certains de ses soutiens étant issus du Parti radical de gauche ou de formations indépendantes. Il est néanmoins au coude à coude avec Benoit Hamon, qui dispose sensiblement du même nombre de ralliements que son concurrent.

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La députée du Doubs Barbara Romagnan et le député du 14ème arrondissement de Paris, Pascal Cherki, deux autres figures des « frondeurs », ont ainsi préféré l’ancien ministre de l’Education.

Même dispersion pour le groupe de députés réunis autour de « La Fabrique ». Ce courant, fondé au printemps 2015 en marge du Congrès de Poitiers, milite pour l’unité du parti et la fin du « bloc contre bloc ». Trois de ses dix signataires ont choisi un candidat différent. Yann Galut soutient Arnaud Montebourg tandis que le député des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay s’est rangé derrière Benoît Hamon.

Vincent Peillon s’invite dans la course

 

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Karine Berger, première signataire de « La Fabrique », a quant à elle choisit une troisième voie en la personne de Vincent Peillon. Dernier en date à se déclarer, il compte déjà une quinzaine de soutiens d’élus socialistes. L’ancien ministre de l’Education, qui pose sa candidature comme un intermédiaire entre les lignes défendues par Manuel Valls et Arnaud Montebourg, marque des points du côté des élus franciliens, à commencer, dès le lendemain de son entrée en lice, par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Rugy et Bennahmias se répartissent les écologistes

 

Les écologistes ont décidé de se lancer dans la primaire en ordre dispersé. Lorsque François de Rugy a annoncé sa candidature, l’été dernier, il a pris soin de préciser qu’il ne se présentait pas au nom de l’Union des Démocrates et des Ecologistes, cette fédération de partis écologistes qu’il a fondée avec Jean-Vincent Placé et Jean-Luc Bennahmias, également candidat.

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Le député de Loire-Atlantique compte une dizaine de soutiens déclarés, dont certains de poids. Dans ses rangs se trouvent une ministre en fonction, Emmanuelle Cosse, ainsi que Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat en charge de la Biodiversité. Si la grande majorité de ses soutiens sont issus du Parti écologiste, un député socialiste, Philippe Plisson, a préféré François de Rugy à un candidat de son propre parti.

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L’autre candidat écologiste, Jean-Luc Bennahmias, est plus discret sur les soutiens qu’il a pu récolter. Le jour du dépôt de sa candidature, le 7 décembre, il a également déposé la liste de ses parrainages. Ils sont issus de l’UDE, mouvement dont il est vice-président et dont il veut faire entendre la voix à l’occasion de la primaire. Le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert fait ainsi partie de ses soutiens déclarés.

Gérard Filoche, en lice malgré une « exclusion »

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Si pour la plupart des candidats, l’accumulation des soutiens relève de la démonstration de force, pour Gérard Filoche, elle constitue un enjeu crucial. Il peut compter sur le concours de plusieurs personnalités de la société civile, dont la chroniqueuse et écrivaine Isabelle Alonso, mais aucun élu ne s’est pour l’instant déclaré ouvertement en faveur de l’ancien inspecteur du travail.

Or, ne peut participer à la primaire que les candidats qui auront récolté les parrainages de 5% des élus socialistes (parlementaires, membres du conseil national, maires de villes de plus de 10 000 habitants, conseillers régionaux ou départementaux).

Après avoir accusé Jean-Christophe Cambadélis de l’exclure de facto de la primaire en ne lui fournissant pas les listes des élus, Gérard Filoche a finalement annoncé mercredi disposer des soutiens nécessaires pour pouvoir participer au vote.

Sylvia Pinel, l’invitée de dernière minute

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Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche, participera finalement à la primaire organisée par le PS. L’ex-ministre du Logement a été investie mercredi in extremis par son parti pour participer à la primaire de la gauche, où elle sera la seule femme candidate. Cette participation de dernière minute a été décidé lors d’un vote du parti, remporté par 152 voix contre 49. Avant que François Hollande ne renonce à se présenter, le Parti radical de gauche, partenaire de la majorité, avait refusé de participer à ce scrutin.

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