France, Syrie

Les trois infos à retenir de la nuit

La trêve débute à Alep, l’état d’urgence en France est prolongé, et les conditions d’incarcérations des prisonniers de Fresnes se détériorent.

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Alep : début de la trêve mais l’évacuation de la ville est reportée

Les rebelles et les civils sont sur le point de quitter Alep, mercredi 14 décembre, au lendemain de l’instauration d’une trêve mettant fin aux affrontements dans la ville, gagnée par les troupes loyalistes de Bachar-Al-Assad. Cette trêve doit être accompagnée d’une évacuation, qui met un terme à plus de quatre ans de rébellion dans cette grande ville du nord de la Syrie.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait savoir qu’à 4 heures mercredi matin (heure française), les premières évacuations n’avaient toutefois pas débuté. Il dit ignorer les raisons de ce report. Cet accord d’évacuation a été annoncé mardi par des groupes rebelles après avoir été approuvé par la Turquie et la Russie, parrains respectifs de l’opposition et du régime d’Al-Assad.

À Alep, dévastée par les bombardements intensifs menés par les troupes de Bachar al-Assad, plus de 100.000 personnes seraient dans une « situation d’urgence absolue », s’est alarmée Dr. Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde. 

L’Assemblée nationale vote une prolongation de l’état d’urgence, jusqu’au 15 juillet

L’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 décembre, une cinquième prolongation de l’état d’urgence post-attentats jusqu’au 15 juillet 2017.

Adoptée par 288 voix contre 32 et cinq abstentions, cette prolongation devrait être votée jeudi au Sénat. Si elle est votée, il s’agira de la plus longue période d’état d’urgence de la France, depuis sa création durant la guerre d’Algérie.

Il reviendra au nouveau gouvernement de décider à la suite de l’élection présidentielle et des législatives de la sortie ou non de l’état d’urgence.

Des conditions d’incarcération indignes à Fresnes

À Fresnes : le contrôleur des prisons dénonce des conditions d’incarcération indignes. Le contrôleur des prisons, Adeline Hazan,  a dénoncé mercredi 14 décembre les conditions de vie « indignes » de la prison de Fresnes, Val-de-Marnes, dans une série de recommandations. Madame Hazan relève une surpopulation « inacceptable » où le taux d’occupation atteint 188 %, des invasions de rats et un « usage banalisé de la violence » par les surveillants de la maison d’arrêt pour hommes.

Ces recommandations ont été énoncées par une visite de deux semaines effectuée début octobre par des agents du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Ils ont relevé des « dysfonctionnements graves qui permettent de considérer que les conditions de vie des personnes détenues constituent un traitement inhumain ou dégradant », qui vont à l’encontre à la Convention européenne des droits de l’homme.

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