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Alep : Hollande blâme l’attitude de la Russie

En marge de son arrivée à un sommet européen jeudi à Bruxelles, François Hollande a condamné l’attitude de la Russie face à la crise humanitaire à Alep.

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Le président français François Hollande a condamné jeudi l’attitude de la Russie qui « prend des engagements » et « ne les tient pas » face à la crise humanitaire à Alep, à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles.

« Il y a un moment où il faut répondre de ses actes« , a lancé le chef de l’Etat français devant les journalistes avant de souligner que « l’Europe doit faire entendre sa voix« .

« La Russie prend des engagements qu’elle ne tient pas, alors maintenant, il est temps qu’on arrive à cette trêve » dans la deuxième ville de Syrie, a-t-il plaidé.

Dans l’après-midi de jeudi, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation à Alep.

« Dans les quelques heures qui viennent, si les efforts ne sont pas faits, les régimes qui soutiennent Bachar al-Assad prendront la responsabilité de cette situation extrêmement grave pour les populations« , a averti le président français.

« L’Europe doit se retrouver sur cette position »

Et d’insister: « On ne peut pas laisser des femmes, des hommes des enfants, être soumis à des bombardements, enrôlés de force, menacés pour leur sécurité et traités de manière aussi indigne« .

Interrogé sur l’unité de l’UE sur la question, M. Hollande a répondu: « Si les 28 n’étaient pas d’accord sur une question aussi essentielle (…) alors à quoi ça servirait d’avoir l’Europe à 28« .

« L’Europe doit se retrouver sur cette position tout en ouvrant la voie à la négociation » et « exiger » un « cessez-le-feu« , que « la population qui est aujourd’hui menacée, prise en otage, puisse sortir d’Alep et qu’un couloir humanitaire soit ouvert« , a-t-il réitéré.

Pour François Hollande, « l’urgence » est « de faire évacuer le plus possible la population qui ne plus supporter les bombardements et les massacres et qui veut en toute sécurité quitter la zone« .

« La deuxième priorité, c’est de pouvoir faire accéder à Alep l’aide alimentaire et les médicaments pour la population qui voudrait rester« , la troisième étant « de protéger tous les établissements hospitaliers autour d’Alep« .

« La condition de tout cela c’est un cessez-le feu et c’est ce que le Conseil européen doit exiger« , a estimé le président français avant de rejoindre ses pairs.

Sur le terrain, le régime syrien préparait jeudi l’évacuation des derniers quartiers rebelles d’Alep, une opération qui pourrait sceller sa victoire un mois après le lancement de son offensive pour reconquérir la totalité de la deuxième ville de Syrie.

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