Politique, Présidentielle 2017

VIDÉO. Conflits d’intérêts au gouvernement : comment la Haute autorité veille

Faire entrer la société civile au gouvernement : c’était le vœu de campagne d’Emmanuel Macron, désormais exaucé. Mais ces novices de la politique arrivent à l’Elysée avec un bagage professionnel qui peut semer des doutes quant à d’éventuels conflits d’intérêts.

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Les ministres issus de la société civile devaient être des garants du renouveau, ils attirent au contraire les soupçons sur d’éventuels conflits d’intérêts. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a déjà fait partie du conseil d’administration de deux laboratoires pharmaceutiques. Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était présente dans les hautes sphères de Dassault Systèmes, du groupe Danone ou encore du groupe Orange. Leurs carrières professionnelles inquiètent sur d’éventuelles collusions.

Face à ces doutes, l’Etat possède une défense: la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Les ministres du nouveau gouvernement d’Edouard Philippe ont déjà été passés au crible par cette institution avant leur nomination. Mais ce zèle n’empêche pas une double vérification : la Haute autorité, créée par une loi d’octobre 2013, a pour obligation d’étudier la situation fiscale de chaque ministre après sa nomination. Les nouveaux venus ont donc deux mois pour fournir une déclaration complète de leur patrimoine, mais aussi de leurs intérêts. Un travail délicat commence pour la HATVP, afin de déterminer la frontière entre expérience professionnelle et conflit d’intérêt.

Comment fonctionne cette vérification ?

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