France, Politique

Législatives : on a rencontré un candidat « marcheur » issu de la société civile

À l’instar de la moitié des candidats investis par La République en marche, Gilles Le Gendre est issu de la société civile. Le candidat parisien nous raconte sa première campagne.

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Aucun mandat politique au compteur, et un intérêt très récent pour la discipline. À 59 ans, Gilles Le Gendre rêve désormais de s’asseoir dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Le candidat dans la deuxième circonscription de Paris, n’avait pas, il y a un an, de velléité politique. Comme la moitié des 522 marcheurs investis, il est issu de la société civile. Dans la capitale, ils sont deux tiers. Gilles Le Gendre a occupé la fonction de journaliste pendant 21 ans avant de devenir entrepreneur. Retour sur la première campagne de sa vie.

Pourquoi s’engager maintenant ?

J’ai toujours été passionné par la politique même en restant à ses bords. Aujourd’hui, le renouveau de la vie politique est une condition essentielle de la renaissance française. La France a des atouts exceptionnels dans nombre de domaines, mais le fonctionnement de l’Etat la freine. Tout ce qui plaide pour une transformation de ces fonctionnements va dans le bon sens et va redonner du dynamisme au pays. Si on pense que le renouveau politique est la clé de voûte de cela, on n’a pas le droit de rester en dehors, il faut s’y engager. Je me suis alors dit : « sois cohérent avec toi même et vas y ».

À quand remonte votre engagement ?

Je me suis engagé quelques semaines après la création d’En Marche! Mais ce n’est qu’en septembre 2016 que j’ai pris des responsabilités au sein du mouvement. Je suis devenu responsable des 5e et 6e arrondissements de Paris.

Est-ce que vous travaillez pendant votre campagne ?

J’ai une activité professionnelle d’indépendant qui facilite ma tâche par rapport à une situation où je serais salarié. Je suis entrepreneur, j’ai des clients et j’avais pris soin de ne pas trop en prendre afin d’être plus libre pour ma campagne. J’arrive donc à concilier un peu d’activité professionnelle avec beaucoup d’activité de campagne.

À quoi ressemble une journée type de campagne ?

C’est d’abord une connexion permanente avec un nombre incalculable de réseaux, et je ne parle pas de réseaux sociaux, mais de réseaux internes sur lequel fonctionne le mouvement En Marche! Après, c’est beaucoup de rendez-vous avec mon équipe de campagne. C’est aussi une présence massive sur le terrain. On a une force militante dans nos arrondissements qui est majeure. Il y a plus de 2500 adhérents En Marche! dans ma circonscription. Jusqu’au 7 mai nous étions au service d’Emmanuel Macron et aujourd’hui la force militante me fait l’honneur de se mettre à mon service, pour me faire connaître et pour défendre mes idées.

Comment se prépare-t-on personnellement à une campagne ?

La politique est un monde dur, ça je le sais, mais je ne suis pas un perdreau de l’année. Je suis absolument capable d’affronter ce genre de réalité. Il y a beaucoup de dureté, notamment à cause du rythme. Il faut être très réactif, il faut beaucoup bosser. C’est vrai que je n’ai pas pris beaucoup de vacances, je n’ai pas eu beaucoup de loisirs, je ne sais plus à quand remonte la dernière dois que je suis rentré dans un cinéma.

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