Gouvernement, Politique

Les 4 choses à savoir sur Darmanin que Macron aurait préféré oublier

Proche de Xavier Bertrand, soutien de Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite, le maire de Tourcoing a été nommé ministre de l’Action et des Comptes publiques. Au risque d’être taxé d’opportunisme.

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A 34 ans, Gérald Darmanin, espoir de la droite, est devenu ministre de l’Action et des Comptes publiques du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Un maroquin aux attributions élargies, puisqu’il regroupe les domaines du Budget, de la Sécurité sociale, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat.

L’annonce de sa nomination est une demi-surprise. Elle était attendue après la signature par le maire de Tourcoing d’un appel d’élus LR et UDI à saisir « la main tendue » d’Emmanuel Macron quelques jours après son élection. Pourtant, sa désignation étonne au regard de son parcours en grand écart, pas vraiment « Macron-compatible ».

  • Des débuts au côté de Christian Vanneste

Très actif au sein des jeunes du RPR dont il est membre de la direction, Gérald Darmanin est directeur de campagne du très à droite Christian Vanneste, pour les législatives de 2007 et les municipales l’année suivante. A cette époque, Vanneste a déjà été condamné pour avoir déclaré que l’homosexualité était « un comportement moral inférieur ». Même si cette décision sera ensuite annulée par la Cour de cassation en 2008, il va continuer à tenir des propos polémiques sur le sujet.

Ainsi en 2011, Christian Vanneste qualifie le mariage homosexuel de « comportement narcissique » et « d’aberration anthropologique ». En 2012, il récidive affirmant que la déportation des homosexuels en France pendant la seconde guerre mondiale est une « légende ». Des propos qui lui vaudront une exclusion de l’UMP.

 

  • Un soutien de Nicolas Sarkozy

Député du Nord à 29 ans, maire de Tourcoing à 32 ans, Gérald Darmanin se met au service de Nicolas Sarkozy lorsque l’ancien président revient à la vie publique en 2014. Ce dernier apprécie la fibre sociale du jeune parlementaire et le nomme porte-parole lors de sa campagne pour la présidence de l’UMP.

Même si Darmanin prend un temps ses distances avec Nicolas Sarkozy, il revient comme coordinateur de la campagne pour la primaire de l’ancien chef de l’Etat en 2016.

  • Un opposant au mariage pour tous

Gérald Darmanin s’oppose vigoureusement à la loi sur le mariage homosexuel, débattue en 2013. Il exprime notamment sa position à travers des tweets, qu’il doit regretter aujourd’hui.

Sa position contrevient à celle d’Emmanuel Macron, qui a déclaré en février dernier : « La communauté homosexuelle trouvera toujours en moi un défenseur ». Le nouveau président a même promis d’ouvrir la procréation pour autrui (PMA) aux couples de femmes.

https://twitter.com/Landdry_/status/864957510855385092

Sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin est même « croisé » en Christine Boutin.

  • Des paroles très dures contre Emmanuel Macron

Pendant la campagne présidentielle, le maire de Tourcoing a multiplié les piques contre Emmanuel Macron… Alors qu’il se retrouve aujourd’hui sous son autorité.

En janvier dernier, Gérald Darmanin qualifiait le candidat d’En Marche ! de « bobopopuliste » dans une interview au journal l’Opinion. 

Il récidive à la même époque sur le plateau de LCP.

Enfin, des tweets plus anciens du tout nouveau ministre du Budget sont ressortis après sa nomination.

 

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