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DATA. Qui sont les candidats d’Europe Ecologie Les Verts à Paris ?

Europe Ecologie Les Verts (EELV) présente 18 candidats à Paris aux législatives, un par circonscription. A l’inverse de 2012, EELV n’a aucun accord avec le Parti socialiste. On a analysé pour vous les profils de ces candidats au poste de député.

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Le parti écologiste lance mercredi 24 mai sa campagne pour les  élections législatives à Paris. 18 candidats arborent les couleurs d’EELV dans la capitale avec l’objectif minimum de conserver leurs deux postes de députés parisiens. Claire Monod, candidate dans la 9e circonscription de Paris ne s’en cache pas : « Nous nous battons pour la réélection de Cécile Duflot« . Mais cette fois, pas d’alliance dès le premier tour avec le Parti socialiste qui n’a réuni à la présidentielle que 6,3% des suffrages exprimés au niveau national.

Les mots d’ordre dans le choix des candidats à cette élection législative sont à la jeunesse, à l’ouverture à la « société civile » et à la parité. EELV ne souhaite pas laisser à la République en Marche l’argument du renouvellement politique. Passage en revue des troupes parisiennes d’Europe Ecologie.

Une large majorité de femmes

La parité n’est pas respectée à Paris puisque la proportion de femmes candidates pour EELV à Paris atteint 61%. L’une des figures du parti, candidate à Paris dans la 6e circonscription pour sa réélection, est Cécile Duflot. Elle aura fort à faire puisqu’elle est opposée à pas moins de 25 candidats. Au niveau national, le parti a respecté l’obligation de parité fixée par l’Etat avec plus de 50% de candidates. EELV a souvent été bon élève sur ce point puisqu’en 2012, ils étaient les seuls à avoir respecté cet objectif avec le PCF.

La proportion de femmes dans les candidats EELV à Paris est largement supérieure à celle de l’Assemblée nationale actuelle. Sous la XIVe législature, seulement 27% de femmes ont été élues à l’Assemblée nationale car de nombreux partis politiques placent les femmes candidates dans des circonscriptions difficilement gagnables.

Un rajeunissement des candidats

La moyenne d’âge des candidats d’EELV est de vingt ans inférieure à celle des députés de Paris de la XIVe législature. Le parti présente même son plus jeune candidat de France à Paris dans la 14e circonscription de la capitale. A seulement 21 ans, Rémy Lété, encore étudiant en sociologie, est candidat dans la circonscription de Claude Goasguen. Autant dire que dans cette circonscription ancrée à droite, les chances de Rémy Leté de l’emporter semble mince. Personne n’a jamais été élu à gauche depuis 1958.

Une ouverture à la société civile

Comme l’explique Gilles Seignan, candidat dans la 2e circonscription de Paris, EELV présente des « candidats citoyens pour représenter les citoyens face à des politiques connivents« . La communication est claire mais la réalité est plus nuancée. La moitié des candidats parisiens du parti sont déjà élus.

Dans le détail, plus d’un quart des candidats parisiens du parti sont des politiques professionnels comme Cécile Duflot, la plus grande chance de victoire du parti. Elle s’est lancée en politique en 2001 et est passée par le poste d’élu municipal, de secrétaire générale des verts, de ministre ou encore de député.

Certaines catégories professionnelles sont complètement absentes comme les artisans, les retraités ou les chômeurs.

Bilan en demi teinte à Paris pour ces législatives avec des candidats écologistes plus jeunes, une large place aux femmes mais une ouverture à la société civile limitée. Rendez-vous les 11 et 18 juin pour un résultat qui s’annonce compliqué au vu du score de l’alliance du PS et d’EELV à l’élection présidentielle. Dans la capitale, Emmanuel Macron a rassemblé trois fois plus de parisiens que Benoît Hamon.

 

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