Economie, France, Législatives 2017, Politique, social, Société, Syndicats

Tati, GM&S, Vivarte, Mim : avalanche de crises sociales sur la campagne législative

Après l’annonce du tribunal de Poitiers de prolonger jusqu’au 30 juin la période d’observation pour l’entreprise GM&S Industry, les salariés mais aussi le gouvernement obtiennent un sursis non négligeable.

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Les dossiers d’entreprises en difficulté s’accumulent sur le bureau des titulaires de Bercy et de la rue de Grenelle, à deux semaines des élections législatives. En plus de GM&S et du groupe américain Whirpool, neuf autres plans sociaux donnent d’ores et déjà du fil à retordre à Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

Les cas de Tati, du groupe Vivarte et de Mim, trois acteurs du secteur de l’habillement, constituent les dossiers les plus brûlants. Chez Tati, 600 des 1 720 salariés risquent de perdre leur emploi en cas de fermeture de 140 magasins. La restructuration de Vivarte pourrait engendrer la suppression de 900 postes, 791 pour l’enseigne de textile Mim.

Mettre l’accent sur la reconversion professionnelle

Côté alimentaire, les six sites industriels du spécialiste de la conserve et des plats préparés William Saurin, appartenant à la holding Financière Turenne Lafayette (FTL), sont sous la menace d’un redressement judiciaire. Les 914 salariés de la marque espèrent qu’un des quatre candidats à la reprise de l’activité sera sélectionné à l’issue de la présentation de leur offre auprès des 17 créanciers et de FTL.

Le gouvernement a entamé son quinquennat avec la fermeture confirmée le 7 mai du site de Whirlpool à Amiens. Lors d’une visite sur place en tant que candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait refusé de promettre aux employés la sauvegarde de l’usine. Le président de la République compte mettre l’accent sur la reconversion professionnelle pour lutter contre le chômage.

La semaine dernière, Bruno Le Maire s’est rendu à Arques dans le Pas de Calais auprès des salariés d’Arc International. Le numéro un mondial des arts de la table qui rassemble plus de 5 000 salariés a reçu une aide importante de l’Etat : une mobilisation de la Caisse des Dépôts pour apporter 10 millions d’euros et une garantie de l’Etat à un investisseur russe. Une petite victoire pour le fabricant et pour le gouvernement.

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