Actualités, France, Législatives 2017, Politique

Nationalistes hardcore, homophobes, antisémites… palmarès des candidats les plus polémiques des législatives

Ils viennent de Civitas, du Parti de France ou du SIEL… certains candidats d’extrême droite aux élections législatives ont fait l’objet d’accusation d’homophobie, d’antisémitisme ou de xénophobie. Parfois condamnés en justice, ils ont pourtant le droit de se présenter. Top 3 des pires dérapages.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Palme d’or pour Alexandre Gabriac et son salut nazi

Il persiste, Alexandre Gabriac. L’ex leader des Jeunesses nationalistes, mouvement dissout en 2013 par le gouvernement, est aujourd’hui candidat sous la bannière de Civitas dans la deuxième circonscription de l’Isère. Sauf qu’il a été condamné à deux mois d’emprisonnement et 4.000 euros d’amende pour l’organisation d’une manifestation interdite en mars 2015. En cause, son rôle dans ce rassemblement qui contestait des « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc » en 2012. Il était accompagné d’Yvan Benedetti, ancien président du groupuscule pétainiste l’Oeuvre française, qui se définit lui-même comme « antisioniste, antisémite et anti-juif ». Bonne ambiance.

Alors qu’il est encore membre du Front national en 2011, il se présente aux élections cantonales à Grenoble quand une photo de lui faisant un salut nazi circule. Elle présente deux jeunes hommes aux yeux masqués d’un bandeau noir, chacun le bras tendu dans un salut hitlérien, devant un drapeau national-socialiste. Ce proche de Bruno Gollnisch et de Jean-Marie Le Pen sera exclu à vie du parti par Marine Le Pen la veille des élections. Cet ancien conseiller régional de Rhône Alpes a d’ailleurs gardé des liens avec le fondateur du FN, puisqu’il se rend chaque année à son hommage à Jeanne d’Arc. En retour, Le Pen père le soutient même contre le candidat FN, Alexis Jolly.

La palme d’or du candidat le plus polémique est descernée à Alexandre Gabriac, sans hésitation.

Banni de toutes les formations politiques d’extrême droite pour son image plus que controversée, le jeune homme se montre depuis 2016 aux rassemblements de Civitas. Lors d’une marche du mouvement catholique intégriste, il déclare à une journaliste de la Nouvelle Edition « Un salut nazi, ce n’est pas grave! » et choque les téléspectateurs.

L’homophobie criante de Richard Jacob

Richard Jacob dénonce dans cette vidéo de France 3 le « cabinet rose » de Marine Le Pen et ses collaborateurs homosexuels.

Cet ancien élu FN à la mairie d’Auxerre se présente dans la 8ème circonscription des Alpes Maritimes avec Civitas. Condamné en 2013 pour violences et provocation à la haine en raison de l’orientation sexuelle, il revient en politique après deux ans d’inéligibilité, six mois de prison avec sursis et 2.000 € d’amende.

16 février 2013, en pleine polémique sur le mariage pour tous, une altercation éclate alors que des manifestants s’étaient rassemblés devant la mairie d’Auxerre pour soutenir le projet de loi. Le conseiller municipal FN aurait blessé trois personnes dont une jeune fille de 17 ans qui l’accuse de coups de pieds au visage. Il lui aurait dit : « Les pédés au bûcher » ou « Je ne veux pas de pédés ici, vous devez crever ». 

A l’époque, la séparation avec le Front National s’est faite dans le sang et les larmes. Le FN avait déposé plainte à cause d’un email où l’élu dénonçait l’orientation sexuelle supposée de plusieurs cadres du parti. Le « cabinet noir » de Jean-Marie Le Pen serait devenu un « cabinet rose » tenu par sa fille.

La « blague antisémite » de Bruno Hirout qui ne passe pas

Dans la sixième circonscription du Calvados, le candidat investi par le Parti de la France n’est pas exempt de polémiques. Jamais condamné, il a pourtant fait parler de lui pour une photo postée sur les réseaux sociaux en 2014. Il pose alors dans son jardin, lors d’un barbecue avec des amis, près d’une bouteille de gaz où il est inscrit « Zyklon B », le gaz des camps de concentration. Le candidat de la formation de Carl Lang (ex FN) n’a pas démenti l’existence du cliché :

« C’était un sticker humoristique sur une bonbonne de gaz simple. C’est une blague potache, à prendre au second degré. C’est aventureux d’en tirer des conclusions politiques. Il n’y a rien d’antisémite dans ce que je publie comme propagande. »

Tous laissés sur le carreau de la dé-diabolisation du Front National, ces candidats font partie de l’alliance des mouvements d’extrême droite qui gravitent autour des Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen. Civitas, le SIEL, le Parti de la France ou la Ligue du Sud ont décidé de s’allier pour les législatives et de présenter plus de 200 candidats dans toute la France.

A Lire et à voir aussi :

>> Divorce avec le SIEL : aubaine ou mauvaise nouvelle pour le FN ?

>>  VIDÉO. La banalisation du FN représentée par les Unes de presse

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone