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Temps d’antenne aux législatives : La République en marche dépose un recours contre le CSA

Douze minutes et pas une de plus… c’est le temps d’antenne attribué par le CSA à la République en marche (LRM) pour la diffusion sur le service public de ses clips de campagne des élections législatives. Mais LRM conteste cette décision du CSA devant le Conseil d’Etat.

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MISE A JOUR – Le Conseil constitutionnel a donné raison au parti La République En Marche d’Emmanuel Macron, le mercredi 31 mai. Il propose l’abrogation de l’article du code électoral qui fixe les temps de diffusion des clips de campagne pour les législatives. Concrètement, le Conseil constitutionnel propose au CSA d’augmenter le temps d’antenne du parti d’Emmanuel Macron, du Front national et de La France insoumise.

La République en marche (LRM) proteste contre le temps de parole que lui a accordé le CSA pour la diffusion de ses clips de campagne sur le service public. Malgré sa victoire à l’élection présidentielle, le parti d’Emmanuel Macron n’a obtenu que douze minutes d’antenne pour les élections législatives. LRM a porté cette affaire devant le juge des référés du Conseil d’État.

Que réclame La République en marche?

Dans un communiqué, Catherine Barbaroux, la présidente par intérim de LRM, déplore : « cette décision au nom de la défense du pluralisme politique, de l’équité entre les formations politiques et de la nécessaire prise en compte de la demande profonde de renouveau exprimée par les électeurs lors de l’élection présidentielle. » Le parti réclame une plus grande égalité dans la répartition du temps d’antenne.

Le plus gros différentiel est pour le Parti socialiste qui dispose de 2 heures d’antenne pour les deux tours soit dix fois plus que le mouvement du nouveau président de la République alors qu’Emmanuel Macron a réuni quatre fois plus d’électeurs à la présidentielle.

Comment expliquer ces disparités?

LRM ne s’est jamais présenté aux élections législatives car la création du parti date de moins d’un an. Il n’a pas pu obtenir de groupe parlementaire. Le CSA a donc appliqué strictement l’article L167-1 du Code électoral qui indique que : « tout parti ou groupement politique qui n’est pas représenté par des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale a accès, à sa demande, aux émissions du service public de la communication audiovisuelle pour une durée de sept minutes au premier tour et de cinq minutes au second« . La répartition du temps de parole a été publié au Journal officiel le 23 mai 2017 et ne se base pas sur les derniers résultats électoraux mais sur la composition des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. Le parti majoritaire et les partis d’opposition disposant d’un groupe parlementaire se partagent trois heures d’antenne contre 12 minutes par parti non représenté à l’Assemblée nationale.

Contacté par le CFJ, le spécialiste des médias Jean-Luc Mano explique que « les points de référence du CSA sont incapables de prendre en compte les évolutions du paysage politique car c’est une structure déconnectée du réel avec un archaïsme évident« .

Selon franceinfo, la réclamation de LRM sera étudiée lundi à 10 heures. Pour Jean-Luc Mano, « dans sa sagesse, le conseil d’Etat peut faire oeuvre d’interprétation en faisant une recommandation prenant en compte les résultats électoraux de l’élection présidentielle« . Mais cet ex-conseiller en communication doute de l’impact réel de ces clips de campagne sur les électeurs : « ils sont tellement codifiés que c’est dur d’être attractif. C’est vu comme une contrainte pour le service public ».

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