International

Le dictateur Noriega, quels liens avec la France ?

Manuel Noriega, ex-chef des armées panaméennes, est mort mardi à l’âge de 83 ans. Il avait régné sur le pays d’Amérique centrale de 1983 à 1989.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

L’ancien dictateur Manuel Noriega est mort mardi d’une tumeur cérébrale. L’homme de 83 ans était connu pour avoir côtoyé la CIA, Pablo Escobar et le gouvernement français des années 1980… rien que ça ! Il entretenait d’ailleurs une relation particulière avec la France.

En 1987, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Bernard Raimond le décore de la Légion d’honneur. A l’époque, Manuel Noriega seconde militairement le régime panaméen… arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1968.

Un peu plus de dix ans plus tard, en 1999, le Tribunal correctionnel de Paris le condamne par contumace à dix ans de prison pour blanchiment d’argent. Avant sa condamnation, il avait investi une partie de son argent dans l’Hexagone. Lui, sa femme et deux de ses filles avaient à leur actif trois comptes bancaires – un à la CIC, un au Crédit lyonnais et un à la BNP – ainsi que trois appartements, l’un sur le quai Branly, l’autre quai de Grenelle et le dernier rue de l’Université. Les avoirs introduits en France par Noriega et ses proches sont estimés à 50 millions de francs (environ 7,6 millions d’euros).

Extradé de la France vers le Panama en 2011, Manuel Noriega a été condamné dans son pays à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinats d’opposants politiques. Hospitalisé depuis plusieurs jours, il est mort à l’hôpital à l’âge de 83 ans, soufflé par une tumeur cérébrale.

 

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone