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Gérald Darmanin, un ambitieux à Bercy

A 34 ans, le ministre de l’action et des comptes publics se retrouve en première ligne à l’occasion de la présentation du premier budget de l’ère Macron.

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Gérald Darmanin est un homme pressé qui ne s’embarrasse pas des considérations partisanes. Député du Nord à 29 ans, maire de Tourcoing à 31 ans, l’actuel ministre des comptes publics est un des benjamins du gouvernement Philippe. A 34 ans, l’ancien espoir de la droite est devenu une tête d’affiche de l’exécutif, qui se retrouve une nouvelle fois dans la lumière, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finance 2018.

De la droite dure à Macron

Né à Valenciennes, d’une mère femme de ménage et d’un père tenancier de bar, Gérald Darmanin commence la politique très jeune. Il rejoint le RPR à 16 ans, se définissant comme un gaulliste convaincu. Très actif au sein des jeunes du RPR, dont il est vite membre de la direction, Gérald Darmanin est directeur de campagne du très à droite Christian Vanneste, pour les législatives de 2007 et les municipales l’année suivante. Après avoir terminé ses études à Science po Lille, il devient conseiller municipal de Tourcoing, en 2008.

En 2012 il est élu député, puis maire de Tourcoing en 2014. Il se met alors au service de Nicolas Sarkozy lorsque l’ancien président revient à la vie publique en 2014. Ce dernier apprécie la fibre sociale du jeune parlementaire et le nomme porte-parole lors de sa campagne pour la présidence de l’UMP.

Même si Darmanin prend un temps ses distances avec Nicolas Sarkozy, il revient comme coordinateur de la campagne pour la primaire de l’ancien chef de l’Etat en 2016.

Un « traître » pour la droite

En 2017, il renonce à soutenir François Fillon pour l’élection présidentielle et démissionne de ses fonctions de secrétaire général adjoint des Républicains.

Le 17 mai, il est nommé ministre de l’action et des comptes publics, alors même qu’il a eu des paroles très dures contre Emmanuel Macron. En janvier, par exemple, Gérald Darmanin qualifiait le candidat d’En Marche ! de « bobopopuliste » dans une interview au journal L’Opinion. Il récidivait à la même époque sur le plateau de LCP.

Accusé de trahison par la droite,  l’actuel ministre assume tout. Son culot est salué sur les bancs des députés LREM, qui ont tous reçu une invitation à Bercy… Quand bien même le ministre n’a pas encore rendu sa carte de membre des Républicains (il promet d’adhérer à LREM).

Eric Ciotti, jamais avare en compliments, parlait de Gérald Darmanin comme de « l’opportunisme en marche ». Dans Les Echos, le jeune ministre s’en est défendu : « Je ne me sens pas opportuniste, je saisis des opportunités ».

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