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PLF 2018: les gagnants et les perdants sont-ils toujours les mêmes?

Le premier budget de l’ère Macron met à l’honneur l’éducation et les armées, mais n’épargne pas les ministères du travail et du logement. En fait, ce sont les mêmes ministères qui ont vu leur budget rabotés en 2017. Voici un point sur l’évolution des dépenses par ministère.

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Les grands gagnants

Florence Parly, ministre des armées

C’est la plus grosse rallonge accordée par le gouvernement pour 2018. Le budget des armées grimpe de 1,8 milliard d’euros, prenant à contre-pieds les critiques sur la baisse annoncée de 850 millions d’euros du budget 2017. C’est 2,4 milliards d’euros de plus qu’en 2016. Passer de 32,4 à 34,2 milliards d’euros devrait permettre de maintenir les équipements militaires, financer les opérations extérieures et recruter des cyber-espions. Le budget de l’armée avait déjà augmenté de 600 000 millions en 2017.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation

Le ministère de Jean-Michel Blanquer porte son budget au delà du 50 milliards symbolique atteint en 2016, à 51,3 milliards d’euros. C’est 1,3 milliard de plus qu’en 2017, et 3,4 milliards de plus que 2016. Objectif : « absorber un nombre important de recrutements » dans le premier degré, mis en place le gouvernement précédent. « C’est le budget numéro un de la nation, ça le reste », s’est félicité Jean-Michel Blanquer, en précisant que l’accent sera mis sur l’école primaire, et notamment le dédoublement des classes de CP. La « première priorité c’est l’école primaire », a-t-il insisté dès l’annonce du Budget 2018.

En revanche, en 2018, aucune création de poste n’est prévue à l’Education nationale. « avec un million d’agents, (il y a) des marges de manoeuvre » Il a toutefois exclu des réductions d’effectifs.

Frédérique Vidal, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur

Après la polémique sur les APB qui doivent être refondus et alors que certaines universités sont à la peine, la ministre de l’enseignement supérieur voit son enveloppe progresser de 700 millions d’euros pour atteindre une enveloppe totale de 27,4 milliards. Le budget avait déjà augmenté de 800 000 millions en 2017.

Nicolas Hulot, ministre de la transition énergétique

L’enveloppe du ministère de la transition écologique grimpe de 500 millions d’euros, atteignant 10,4 milliards. Cette hausse devrait lui permettre de renforcer le soutien aux énergies renouvelables et financer l’extension du « chèque énergie » et de la prime à la conversion des véhicules polluants annoncée cet été. En 2017, ce budget avait déjà augmenté d’un milliard d’euros.

Les grands perdants

Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires

Le successeur de Richard Ferrand paye au prix fort la refonte de la politique du logement de l’exécutif, qui dépend de son ministère. La baisse annoncée des APL explique en grande partie les coupes dans son enveloppe, -1,7 milliard d’euros. L’enveloppe du ministère baissera à nouveau en 2019, à hauteur de 1,5 milliard. Il avait augmenté de 300 000 millions sous son prédécesseur.

Muriel Pénicaud, ministre du travail

Outre le bras de fer sur les ordonnances, la ministre du travail doit encaisser l’une des purges les plus sévères puisque le budget de son ministère se trouve raboté de 1,5 milliard d’euros, tombant ainsi à 15,2 milliards d’euros. Le ministère du travail avait gagné 3,2 milliards en 2017. Cette baisse est principalement due à la diminution drastique du nombre de contrats aidés. En 2019, le gouvernement prévoit une seconde baisse des crédits pour la rue de Grenelle, de l’ordre de 2,3 milliards d’euros.

 

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