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Candidature de Saclay : ce qu’il faut savoir sur l’Exposition universelle

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Les détails du projet de la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition universelle de 2025 sont présentés vendredi 29 septembre en conférence de presse au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Retour sur les éléments clé de cet évènement international qui « fait ressortir dans une ou plusieurs branches de l’activité humaine les progrès réalisés ou les perspectives d’avenir« . 

Les Expositions universelles, c’est quoi ? 

Souvent surnommée « Expos », ces grandes manifestations publiques se tiennent tous les cinq ans à travers le monde depuis la Révolution industrielle. Six mois durant, elles témoignent des progrès technologiques et industriels des différents pays participants. Un traité international en régit les normes depuis 1928. Son application est garantie par Le Bureau international des expositions (BIE) auquel la France a soumis hier les 600 pages du dossier de sa candidature.

Quelle différence entre les expositions universelles et les spécialisées ? 

Les Expositions internationales universelles sont à différencier des expositions internationales thématiques, qui durent entre six semaines et trois mois. En 2017, une exposition internationale spécialisée s’est tenue du 10 juin au 10 septembre à Astana, au Kazakhstan, sur le thème de l’énergie du futur. L’occasion, de pavillon en pavillon, de faire un tour d’horizon des différentes énergies d’avenir disponibles à la transition écologique.

La première exposition internationale : où et quand ? 

La première exposition universelle, au Crystal Palace, en 1851.

La grande exposition universelle des travaux de l’industrie de toutes les nations, première édition des expositions internationales, s’est déroulée au Crystal Palace de Londres de mai 1951 à octobre 1951. Elle a notamment célébré l’invention du télégraphe. Sur idée du fonctionnaire avant-gardiste Henry Cole, l’ambition de l’Exposition était d’éduquer les classes moyennes et d’élever technologiquement les milieux ouvriers du monde entier.

Quelle est l’intérêt pour le pays organisateur ? 

« Une exposition universelle est un alibi pour porter de manière joyeuse un projet de développement d’un pays au-delà du débat politique “court-termiste” », a affirmé le maire de Neuilly-sur-Seine et moteur de la candidature de la France, Jean-Christophe Fromantin. Souvent prétexte à la réalisation de grands travaux d’urbanisme, l’Exposition universelle organisée à Paris en 1900 (sur le thème du « bilan d’un siècle« ) avait abouti à la construction de la première ligne de métro (Porte de Vincennes – Porte Maillot), de la gare de Lyon, ainsi que des Petit et Grand palais. Montréal en 1967, et Lisbonne en 1998, ont aussi développé leurs transports en commun sous-terrains à l’occasion de cette fameuse Exposition. Plus de 50 millions de visiteurs avaient été attirés, c’est la dernière fois que la France hébergeait l’évènement. De même, des réalisations architecturales construites à l’occasion sont devenues le symbole des villes qui les ont abritées : la tour Eiffel à Paris, l’Atomium à Bruxelles, le Space Needle à Seattle et la Biosphère à Montréal.

Quel enjeu pour la France en 2025 ?

La France était le dernier des quatre pays concurrents, hier, à remettre son dossier de candidature à l’organisation de l’Exposition universelle de 2025 au BIE. Si elle est reçue, un dôme de verre gigantesque sera construit à Saclay, dans l’Essonne. Il servira de « pavillon-hôte » à l’exposition qui célèbrera les 10 ans de la signature des accords de la COP21 sur le climat. Le thème qui figure dans le dossier est donc devenu « la connaissance à partager, la planète à protéger ». L’occasion pour la France de se placer en principale actrice de la transition écologique à l’échelle mondiale. La décision finale de l’attribution de l’Expo 2025 sera votée en novembre par les 169 pays membres. Le dossier français est en concurrence avec ceux de la Russie (Ekaterinbourg), du Japon (Osaka), et de l’Azerbaïdjan (Bakou).

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