Actualités, Newsroom Live, Politique

On vous résume l’Emission politique d’Edouard Philippe en 6 infos

Le premier ministre, Edouard Philippe a réalisé son premier grand oral en prime-time sur France 2 devant 3,2 millions de téléspectateurs. Pour ceux qui l’ont loupé, compilation des déclarations à retenir du chef du gouvernement.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Invité de « L’Emission politique », jeudi 28 septembre, Édouard Philippe a tenté d’expliquer sa politique et celle du Président, Emmanuel Macron, sans prendre de risques. Il a traité des sujets aussi variés que les ordonnances, la procréation médicalement assistée (PMA), Alstom ou encore sa conversion à l’écologie. Le premier ministre a affronté, son premier opposant affiché, Jean-Luc Mélenchon, et le pionnier de la fécondation in vitro, Jacques Testart, en débat pendant l’émission.

Un duel policé entre Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon

Le débat, très attendu, a alterné entre passes d’armes assez convenues et échanges plus policés, voire souriants. Seul échange tendu : lorsque le député des Bouches-du-Rhône a dénoncé « un coup d’Etat social » en attaquant les ordonnances. « Ca je n’accepte pas ! Je n’accepte pas ce mot ! », a répondu Edouard Philippe. Les deux hommes se sont accordés sur la situation du pays sans pour autant proposer les mêmes solutions pour « réparer » la France. « Si la situation était bonne dans le pays, ça se saurait. Nous partons d’une situation où la France va mal », a affirmé le premier ministre.

Une réflexion sur les questions écologistes

Edouard Philippe l’assume : il n’était pas écologiste mais il a changé. « J’ai évolué à mon rythme. ». Concrètement, le chef du gouvernement a acté la fermeture « d‘un certain nombre de réacteurs car on arrive à la quatrième décennie. L’autorité de sûreté nucléaire statuera sur ceci ».

Edouard Philippe a « évolué » sur la PMA

Ce n’est pas le seul thème sur lequel la position du premier ministre a changé. « Comme toute la société française, il m’arrive de changer sur ces questions, à mon rythme là encore », a assumé le premier ministre. Sur la procréation médicalement assistée (PMA), Edouard Philippe estime avoir « évolué » en rencontrant « des couples qui ont eu recours à cette technique en Belgique et en Espagne. »

« Les bonnes nouvelles » de la politique industrielle

Edouard Philippe a refusé l’idée d’une désindustrialisation de la France à cause de la politique industrielle de son gouvernement. Il a défendu la fusion d’Alstom avec Siemens et le rachat de STX par l’entreprise italienne Fincantieri. Le chef du gouvernement « veut constituer des géants européens qui soient fondés sur des compétences industrielles françaises. »

Une opposition réaffirmée aux contrats aidés

Pour la séquence « Sans Filet » de l’émission, le Premier ministre est allé à la rencontre de femmes travaillant dans un magasin Emmaüs aux Ulis (Essonne). « Quand je suis partie en vacances, on m’a dit que j’aurais un contrat aidé. Quand je suis revenue, il n’y en avait pas », a lancé l’une des femmes. Le chef du gouvernement s’est défendu. « On ne peut pas se satisfaire du mieux que rien. » Il a réaffirmé le choix de son gouvernement de baisser de 40% le nombre d’emplois aidés en 2018. C’est l’une des raisons de la colère des maires de France contre le gouvernement.

Thierry Breton, invité surprise sur la dette

Thierry Breton, PDG du groupe Atos et ancien ministre de l’économie entre 2005 et 2007, était l’invité surprise de l’émission pour interroger Edouard Philippe sur la dette. Le premier ministre a taclé « le laxisme budgétaire » de ses prédécesseurs et a présenté les différences de sa politique : « diminuer la dépense publique et préserver l’investissement ». L’objectif est clair pour la fin du quinquennat, « on aura cinq points de produit intérieur brut en moins sur la dette. »

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone