France, santé

Trois questions sur la rage après la mort d’un enfant à Lyon

Un petit garçon français de dix ans mordu par un chien enragé au Sri Lanka en août est décédé mardi soir. Il avait été hospitalisé à Lyon début octobre après avoir présenté les symptômes de la maladie. Retour sur cette maladie, méconnue de la population française.

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Comment attrape-t-on la rage ?

La rage est une maladie qui peut toucher tous les mammifères, humains et animaux. Le virus de la rage est présent dans la salive des animaux, qui le transmet ensuite aux hommes par morsure, griffure ou léchage. La contamination entre humains est exceptionnelle (transmission de la mère au fœtus ou transplantation d’organes).

Le virus de la rage infecte le système nerveux et son fonctionnement. Au début, les lésions sévissent au niveau du cerveau et ne sont donc pas directement visibles. Au fur et à mesure, les symptômes deviennent physiques : difficultés à avaler, troubles de l’anxiété et agitation. L’évolution de la pathologie conduit ensuite au coma et inévitablement à la mort.

Peut-on soigner la rage ? 

L’issue de la maladie est toujours fatale lorsque celle-ci est déclarée, soit 30 à 45 jours après le premier contact avec le virus. Au-délà, Il n’existe aucun traitement efficace.

Le premier vaccin fut inventé en 1895 par Louis Pasteur. Préparé à base d’une souche de virus, le vaccin est utilisé tant préventivement que curativement. En cas d’exposition à un animal potentiellement enragé, il est nécessaire de se faire vacciner à hauteur de 4 ou 5 injections pendant un mois. Par ailleurs, les autorités recommandent un lavage à l’eau et au savon pendant 15 minutes sur la morsure, ainsi que l’application d’un antiseptique. Il est également possible de se faire vacciner par prévention. Les voyageurs et vétérinaires y sont invités. La dose de vaccin injecté sera alors plus faible. L’Etat encourage l’immunisation des animaux de compagnie.

La rage peut-elle réapparaitre en France ?

Aucun cas de rage humaine contractée sur le territoire français métropolitain n’a été rapporté depuis 1924. Une vaccination préventive des animaux de compagnie et un plan de surveillance national de cette maladie ont éradiqué la maladie. La plupart des décès (59000 chaque année) ont lieu en Afrique ou en Asie. Toutefois, si certaines personnes reviennent sur le territoire français après avoir été contaminées par un animal enragé, il existe en France des instituts médicaux spécialisés dans la prise en charge des patients.

 

Illustration: @asommerh / Pixabay

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