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Décès d’une patiente à la maternité d’Orthez : les mises en examen annulées

La jistice a annulé les mises en examen de l’hôpital et de la clinique d’Orthez (Pyrénées-Atlantique) dans l’affaire du décès d’une patiente enceinte en septembre 2014. 

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D’abord poursuivis pour « homicide involontaire », la clinique et l’hôpital d’Orthez viennent de bénéficier d’une annulation de leur mise en examen suite au décès d’une patiente en septembre 2014. 

L’enquête avait rapidement révélé une « erreur médicale » de la part de l’anesthésiste, mais la chambre d’instruction de la cour d’appel de Pau a jugé que la clinique « ne pouvait pas connaître les antécédents de l’anesthésiste », recrutée depuis peu, selon les mots de Me Julien Marco, avocat de la clinique.

Une anesthésie pratiquée en état d’ivresse

A l’époque, l’affaire avait fait grand bruit. Le 26 septembre 2014, une jeune femme de 28 ans en plein travail avait dû subir une césarienne, l’accouchement ne se passant pas comme prévu. L’anesthésiste, déjà chargée de la péridurale un peu plus tôt, avait été rappelée. Sentant fortement l’alcool, selon ses collègues, elle était entre-temps sortie boire un verre avec des amis. A son retour, elle avait utilisé un ballon manuel pour ventiler la jeune femme au lieu du respirateur de l’hôpital et pratiqué une mauvaise intubation de la patiente. Cette dernière décédait quelques heures plus tard d’un arrêt cardiaque.

Pour Me François des Minières, l’avocat de l’hopital, l’annulation de la mise en examen permet à l’hôpital « d’avoir le seul statut auquel nous prétendons, celui de partie civile ». A l’inverse, l‘avocat de la famille de la victime a évoqué une décision « regrettable ».

L’hôpital et la clinique bénéficient à présent du statut de témoin assisté, tandis que l’anesthésiste reste mise en examen pour « homicide volontaire aggravé ». 

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