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Les Républicains : les cinq « traîtres » bientôt fixés sur leur sort

Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, membres du gouvernement et Thierry Solère et Franck Riester, respectivement initiateur et co-président du groupe Les Constructifs devaient être fixés sur leur exclusion du parti Les Républicains ce mardi soir.

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Aujourd’hui membres du gouvernement ou du groupe Les Constructifs LR-UDI, ils devaient être expulsés ce mardi soir d’une famille politique pour laquelle ils ont œuvré depuis des années.

Edouard Philippe, Premier ministre

Arrière-petit-fils de communiste, Edouard Philippe a grandi dans une famille de gauche. Il milite d’ailleurs au PS jusqu’à l’éviction de Michel Rocard en 1994.  Il se rapproche de la droite jusqu’à participer à la création de l’UMP en 2002. Très proche d’Alain Juppé,  il intègre en 2007, son cabinet au ministère de l’Ecologie sous le gouvernement François Fillon. En 2016, il est porte-parole de Juppé aux primaires de la droite.

Crédit : Flickr

Gérald Darmanin, ministre des Actions et Comptes publics

Gérald Darmanin rejoint le RPR en 1998. Il a 16 ans et dirige les Jeunes RPR. Poulain de Nicolas Sarkozy, il est son porte-parole  en 2014, lors de la campagne pour la présidence de l’UMP. Il devient ensuite secrétaire général aux élections du parti. Après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre le 29 novembre 2016, il est nommé secrétaire général adjoint des Républicains.

Crédit : wikicommons

Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire

Dès ses 16 ans, il milite pour l’UMP. Trois ans plus tard, il devient le plus jeune assistant parlementaire de l’Assemblée, où il rencontre Bruno Le Maire. Très vite, il rejoint le député de l’Eure dans son cabinet aux Affaires européennes et le suit ensuite aux affaires réservées du ministère de l’Agriculture. Il devient, là encore, le plus jeune conseiller à l’Elysée, sous le gouvernement de François Fillon. En 2013, il co-dirige la campagne de Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l’UMP.

Crédit : wikicommons

Thierry Solère, initiateur du groupe parlementaire Les Constructifs

Il devient une figure médiatique du parti en 2017 quand il prend les rênes des primaires de la droite et du centre. Une mission que lui confie Nicolas Sarkozy, à la demande de Bruno Le Maire. En 2012, Thierry Solère commence déjà à faire du bruit au sein l’UMP. Lors des législatives de 2012, il se présente à Boulogne-Billancourt sans l’assentiment du parti. Face à lui, le bras-droit de Sarkozy, Claude Guéant. Solère est temporairement expulsé de l’UMP. Il réintègre le parti lors qu’il remporte l’élection dans la 9ème circonscription des Hauts-de-Seine.

Crédit : Flickr

Franck Riester, Co-président du groupe Les Constructifs

Encarté à l’âge de 17 ans au RPR, il fait figure d’exception au sein de sa famille politique en 2013. Il vote en faveur du mariage pour tous, promesse de campagne de François Hollande. Il se dit lui-même plutôt à gauche sur les sujets sociétaux. En 2007, il s’attire les foudres de son mentor chiraquien Guy Drut, en le battant aux législatives en Seine-et-Marne. Il lui prend ensuite la mairie de Coulommiers. Il se rapproche d’un autre élu de Seine-et-Marne, Jean-François Copé qui lui confie le rôle de rapporteur de la loi Hadopi en 2009.

Crédit : wikicommons

Et maintenant ?

Franck Riester a annoncé « la création, à court terme, d’un nouveau parti de droite, libéral, social, européen, réformiste et humaniste ». Mais les divisions internes au groupe Les Constructifs s’accentue, quatre mois après sa création. Deux lignes politiques s’affrontent : les pro-macron et l’UDI, présidé par Jean-Christophe Lagarde, qui comptent bien rester dans l’opposition. La division du groupe de 35 parlementaires s’est clarifiée le 24 octobre, lors du vote de la première partie du projet de loi de finances (PLF). La majorité des députés UDI se sont abstenus alors qu’une petite partie des élus LR ont voté pour, dont Thierry Solère. Dès le lendemain, lors des débats sur l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), même scénario. L’UDI se place en opposant, alors que les membres LR des Constructifs sont conciliants avec le gouvernement.

Laurent Wauquiez est pressenti pour reprendre les rênes du parti de la rue Vaugirard. L’élection interne divise les Républicains. Les Constructifs pourraient alors être une échappatoire pour les Républicains opposé au président de la région Rhône-Alpes.

Les membres du gouvernement se retrouvent également face à un choix : celui de rejoindre les Constructifs ou bien le parti du président de la République, LREM. Dans tous les cas, il est difficile d’imaginer un premier ministre affilié à aucun parti politique.

La fin d’un feuilleton politique

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