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Ces sports dont l’athlétisme s’inspire pour son nouveau classement

L’athlétisme a décidé de réformer son fonctionnement : à partir de 2018, les sélections pour les Championnats du Monde et Jeux Olympiques se feront sur la base d’un classement annuel, à l’instar de différents sports.

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A partir de 2018, les sélections pour les principales compétitions sportives se feront non plus sur la base de minima, comme c’était le cas jusqu’à maintenant, mais d’après un classement annuel. Les minima étaient des performances que les athlètes devaient réaliser s’ils voulaient participer aux Championnats du Monde et aux Jeux Olympiques. A présent, ceux ayant récolté le plus de points au cours de l’année obtiendront ainsi leur ticket pour ces épreuves phares du calendrier. L’idée est, depuis son annonce par Sebastian Coe, le président de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF), régulièrement comparée aux classement ATP (masculin) et WTA (féminin) en vigueur dans le monde du tennis.

Un classement permanent. Il faut dire que les deux classements devraient se ressembler. En tennis, chaque tournoi inscrit au calendrier de l’ATP ou de la WTA permet d’engranger des points, selon un barème qui privilégie les tournois majeurs que sont les Grands Chelems. Le classement en athlétisme devrait, selon la même logique, mettre l’accent sur les meetings de la Diamond League, les principales épreuves du calendrier, hors Championnats du Monde et Jeux Olympiques. Cependant, les classements ATP et WTA présentent une exception : ils prennent en compte les résultats des 52 semaines précédentes, et sont donc permanents. Le même système est utilisé en golf, à l’exception près que ce sont les gains, en dollars, qui sont comptabilisés.

Un classement à la saison. A l’inverse, de nombreux sports se basent sur un classement annuel, remis à zéro au début de chaque saison. Les prochaines décisions de l’IAAF pourraient guider le classement en athlétisme vers ce modèle. C’est notamment le cas dans la plupart des sports d’hiver. Martin Fourcade, sextuple vainqueur de la Coupe du Monde de biathlon, repartira ainsi avec un score vierge le 30 novembre prochain, à Östersund, en Suède. Même chose pour Alexis Pinturault, quatrième de la dernière Coupe du Monde de ski alpin. Ces classements courent de la fin de l’automne à la mi-mars, du début à la fin de chaque saison de sports d’hiver.

Un classement à l’année. Certains sports, enfin, privilégient un classement calendaire, qui débute au 1er janvier et s’achève le 31 décembre. C’est surtout le cas des sports mécaniques, dont la première course se tient souvent en mars et la dernière en octobre ou novembre. En MotoGP et en Formule 1, les championnats 2017 touchent ainsi à leur fin, et seront réinitialisés pour le début de la saison 2018. C’est ainsi que Lewis Hamilton, titré dimanche au volant de sa Mercedes, ne disposera d’aucun avantage de points sur ses adversaires le 25 mars, pour la première manche du championnat du Monde 2018, en Australie.

L’IAAF doit à présent décider lequel, parmi ces différents systèmes, est le plus adapté à ce que Sebastian Coe veut obtenir, une lutte annuelle pour les places aux championnats du Monde. Un classement permanent, comme en tennis, pour une hiérarchie toujours claire ? Un classement de janvier à décembre, comme en Formule 1, pour redynamiser la Diamond League ? Ou un classement commençant et se terminant au mois d’août, période des Championnats du Monde et des Jeux Olympiques, pour faire de ces épreuves les dernières à pouvoir faire bouger la hiérarchie ? Les conclusions de l’IAAF seront connues début 2018.

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