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Jérusalem : le Hamas appelle à une « nouvelle intifada »

Après l’annonce de Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, les forces en présence dans la région brandissent la menace d’une « nouvelle intifada » sur l’état hébreu, tandis qu’Israël dépêche des renforts militaires en Cisjordanie.

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Le mouvement islamiste Hamas a appelé ce jeudi 9 décembre à un nouveau soulèvement populaire palestinien, « une nouvelle intifada ». Cette déclaration survient après la décision du président américain Donald Trump, mercredi soir, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle intifada », a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.

L’armée israélienne a annoncé ce jeudi qu’elle allait déployer des forces supplémentaires en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, et a ajouté craindre des audiences. Les Palestiniens ont déjà mené deux Intifadas contre Israël, en 1987 et en 2000, ainsi qu’une « Intifada des couteaux » à partir de la fin de 2015.

Rupture diplomatique

Cette reconnaissance marque une rupture spectaculaire dans l’histoire de la diplomatie américaine, suscitant une vague de réprobation au Proche-Orient et au-delà, sur fond d’inquiétude de voir grimper la violence.

Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a qualifié de « regrettable » la décision du président américain. Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à une réunion d’urgence ce vendredi, à la demande de huit États, dont la France.

Le monde arabo-musulman a sans surprise vivement réagit aux évènements. Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que les États-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique d’intermédiaire de la paix avec les Israéliens. « Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a-t-il ajouté sur la télévision palestinienne.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, quant à lui, a dénoncé mercredi une « provocation et une décision insensée de la part des États-Unis » qui va « pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence ».

Si la Jordanie, l’Arabie Saoudite et le président turc Recep Tayyip Erdogan crient à une « une violation du droit international », le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a pour sa part salué un « jour historique ».

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