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Le terrorisme, première inquiétude des Français devant le chômage

Pour la première fois depuis 2006, le chômage n’est plus la préoccupation principale des Français. Il s’agit à présent du terrorisme, comme l’indiquent l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et l’Insee, dans leur rapport d’enquête Cadre de vie et sécurité 2017.

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Depuis 2015, le terrorisme s’est imposé comme le problème de société numéro 1, prenant le pas dans l’esprit des Français de plus de 14 ans sur l’angoisse du chômage, dévoile l’Observatoire national de la délinquance (ONDRP) ce jeudi. Alors qu’au dernier trimestre de 2017, l’Insee dévoilait que le chômage venait d’augmenter de 0,2 points en métropole, les Français n’en font pas leur angoisse prioritaire. Ils ne sont que 23% à le mentionner.
L’enquête, réalisée auprès de 16 000 personnes de 14 à 75 ans, dévoile en revanche qu’ »une personne sur trois de 14 ans et plus cite le terrorisme et les attentats comme le problème le plus préoccupant pour la société française actuelle (32%) ». Ces résultats ont été collectés quelques semaines après l’assassinat du couple de policiers de Magnanville et des attentats de Nice.
Pour l’institution, c’est bien « le cumul de ces événements » qui semble être à l’origine de cette forte augmentation de la proportion de Français préoccupés par la question. En 2014, en comparaison, une personne sur deux se disait tracassée par le chômage et la précarité de l’emploi (47%). Et seuls 3% de la population mentionnaient le terrorisme.

En 2017, les français s’inquiètent moins de la délinquance

La même enquête conduite en 2014 révélait que 14 % des Français étaient préoccupés par la délinquance. En 2017, cette crainte est moindre, de l’ordre des 9%. Cet indice est mesuré par le taux de plaintes, variable en fonction des délits. La majorité des dépôts enregistrés concernent des atteintes aux biens, étape essentielle pour recevoir une indemnisation de sa compagnie d’assurance. Du fait de leur nature violente, moins de 30% des violences personnelles débouchent sur une plainte. Pour tomber à moins de 15% pour les agressions sexuelles ou violences dans le couple.
A l’extérieur du ménage, il y a une diminution des violences physiques en 2016 (610 000 victimes contre 770 000 en 2015) alors que suite aux débats déclenchés par la campagne #Metoo les dépôts de plaintes ont augmenté de presque 30%.
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