Agriculture, Economie

Agriculture bio : la France condamnée à importer des produits étrangers ?

L’offre française semble peiner à répondre à une demande dynamique en matière d’agriculture biologique, alors que les agriculteurs bio se portent mieux que les autres. Ils vont devoir augmenter leurs rendements.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Du bio qui vient de loin ? Pour faire face à la demande, la France, 3e marché mondial, pourrait être obligée d’augmenter fortement ses importations dans ce secteur. En cause : une demande trop forte pour des rendements trop faibles, comme l’indique une étude de la Coface (Compagnie française d’assurances pour le commerce éxtérieur) publiée mardi, à quelques jours de la fin des États généraux de l’alimentation.

Les producteurs bio, qui restent en meilleure santé que les conventionnels, vont devoir innover ou augmenter leurs surfaces d’exploitation, selon le rapport.

« La consommation augmente plus vite que l’offre depuis 2016, les conversions se sont ralenties, et on a recommencé à importer, avec même des tensions sur certains approvisionnements », explique Bruno de Moura Fernandes, économiste à la Coface co-auteur de l’étude avec Sarah N’Sonde, responsable des analyses sectorielles.

De plus en plus concurrentiel 

Selon leurs recherches, la France représente 7% du marché mondial du bio et Coface estime que celui-ci atteindra environ 8 milliards d’euros en 2017 contre 5,9 aujourd’hui. De plus en plus concurrentiel, le marché du bio reste dominé par les États-Unis (40 milliards d’euros en 2015), qui représentent plus de 40% du marché total.

L’étude de la Coface juge « inévitable » l’agrandissement des exploitations, « malgré la réticence d’une partie des acteurs craignant que la notion d’agriculture biologique ne soit dénaturée par une industrialisation excessive de la production« .

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone