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Le FN mis en examen dans l’affaire des assistants parlementaires

Le FN est soupçonné d’avoir profité des fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires alors qu’ils travaillaient en France.

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Le trésorier du parti frontiste Wallerand de Saint-Just l’a annoncé ce mardi, confirmant une information du journal Le Monde : son parti a été mis en examen le 30 novembre dernier pour complicité et recel d’abus de confiance« C’est la suite logique de la procédure« .

Jusqu’à présent, le trésorier et porte-parole du parti avait toujours « contesté que le FN [serait] bénéficiaire à mauvais droit d’argent du Parlement européen. » Deux mois plus tôt, le 14 septembre, le conseiller régional de Picardie avait tout de même reconnu auprès de policiers de possibles « erreurs commises au regard d’une réglementation très rigide. »

Marine Le Pen mise en examen l’été dernier

Les accusations sont en partie fondées sur le travail de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui avait communiqué, en juillet 2016, un rapport d’enquête à la justice française. Le Parlement européen estime de son côté à près de 5 millions d’euros le préjudice global subi.

Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont la présidente du FN Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés par l’enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants. Marine Le Pen a été mise en examen le 30 juin pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance. Elle a indiqué le 19 novembre dernier qu’elle ne mènerait pas la liste de son parti aux élections européennes de 2019.

 

 

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