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Marseille : 27 condamnations dans un vaste réseau de narcotrafic

En 2015, la police démantelait une nébuleuse du narcotrafic dans la cité phocéenne. Ce mardi, les 27 prévenus de cette affaire ont été condamné à des peines de prison allant de six mois à dix ans.

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Les condamnations vont de six mois à dix ans de prison. Ce mardi, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné 27 prévenus jugés pour un trafic de stupéfiants tentaculaire démantelé en juin 2015 dans les quartiers nord de Marseille.

Dans le box des prévenus, toute la chaîne de vente de stupéfiants était représentée : les guetteurs chargés d’avertir de l’arrivée de la police, les vendeurs, mais aussi les nourrices, ces personnes payées à conserver drogues et armes chez elles. Les superviseurs et les gérants du réseau géant ont également été jugés.

L’ensemble des prévenus comparaissaient depuis le 21 novembre pour avoir mis en place un point de vente dans la cité de La Castellane. Jusqu’à six réseaux se répartissaient la revente de cannabis pour un chiffre d’affaires estimé par les enquêteurs à 12 000 euros par jour.

Une véritable entreprise du narcotrafic

« Général Z », de son vrai nom Zaïre Laribi, 37 ans, a été décrit par l’accusation comme le « PDG de cette entreprise, toujours loin de la classe ouvrière et qui ne se salit pas les mains ». Il a été condamné à dix ans de prison, le maximum encouru, accompagné d’une mesure de sûreté des deux tiers. Le tribunal l’a également condamné à une amende de 500 000 euros.

Le « directeur général » de la nébuleuse, Farid Tachougaft, 36 ans, a pour sa part été condamné à huit ans de réclusion et une amende de 200 000 euros. Le tribunal a par ailleurs déposé neuf mandats de dépôt ou mandats d’arrêts qui avaient été remis en liberté pendant l’instruction.

La procureure Audrey Jouaneton a encouragé le tribunal a « faire œuvre sociale » en prononçant des peines sévères. Elle voulait ainsi compenser « la mainmise » du trafic de stupéfiants dans des cités « où l’omerta est imposée à tous ». La magistrate a surenchéri, comparant le narcotrafic marseillais à « une hydre qui revit sans cesse même si ses têtes tombent sous les balles ».

Depuis 2012, « on dénombre 14 assassinats ou tentatives d’assassinats en forme de règlements de compte en lien avec les trafics de stupéfiants de La Castellane », a-t-elle fait remarquer.

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