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Augmentation des prix des médicaments : la pilule passe mal

Mauvaise nouvelle pour les Français. Selon une étude réalisé par l’observatoire de Familles rurales et qui a fuité dans Le Parisien, les prix des médicaments vendus sans ordonnance ont largement augmenté en un an.

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L’Observatoire de l’association Familles rurales, spécialisée dans l’aide aux familles, a scruté pendant sept ans l’évolution tarifaire d’une quinzaine de médicaments parmi les plus consommés des Français. Leur étude, révélée ce mardi par le Parisien, est sans appel. Dans 40 magasins et sur 43 sites internet en octobre, le prix du panier étudié a augmenté de 4,3% en un an. Soit quatre fois plus vite que l’inflation, qui n’était, dans le même temps, que de 1,1%.

Ces relevés montrent des disparités importantes, avec des écarts de 1 à 3, voire plus. « Un produit d’usage fréquent tel que l’Activir, utilisé contre l’herpès, a vu son prix moyen baisser de 7,1% en 2016, puis s’envoler de 9,8% cette année. Le Dacryum, une solution de lavage oculaire, coûte 9,6% de plus que l’an dernier. Dans certains endroits, il se trouve à 1,95 euros la boîte, et dans d’autres à 8,50 euros. Soit 3,4 fois plus cher« , détaille l’étude.

Les adeptes de l’automédication vont devoir ouvrir l’oeil. Les prix des médicaments varient donc énormément selon les lieux d’achat. Loin d’avoir favorisé la baisse des prix, la loi de 2008 qui autorise la vente en accès libre de médicaments sans ordonnance a largement contribué à rendre le marché opaque.

Grandes surfaces et internet : gare aux idées reçues

On pourrait penser que, dans les grandes et moyennes surfaces, les prix sont plus encadrés. Or l’association Familles rurales appelle à la prudence. Pour Dominique Marmier, son président, « gare aux idées reçues« .

Dans une comparaison du prix du sérum physiologique utilisé pour les jeunes enfants, l’association montre même qu’en pharmacie, la boîte de 40 doses est affichée à 4,26 euros, tandis qu’en grande ou moyenne surface, elle s’envole à 5,26 euros. La comparaison de la boîte de Gallia, lait en poudre pour les enfants, montre qu’il n’y a pas de règle. Alors qu’il est affiché à 17,80 euros le kilo en grande surface, les pharmacies le vendent à 20,69 euros, soit un écart de près de 3 euros.

Acheter ses médicaments sur internet n’est pas forcément la bonne solution pour le porte-monnaie. C’est là que les écarts de prix constatés sont les plus importants. « Avec des frais de port de 5;92 euros en moyenne par commande, l’achat en ligne est moins intéressant« , affirme l’étude. La boîte de Nicopass, médicament utilisé pour arrêter de fumer, peut y être facturée 13,90 euros, tandis que sur une autre plateforme elle figure à…34,19 euros.

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