Environnement, transport

Notre-Dame-des-Landes : le rapport pointe « l’absence de solution parfaite »

Les médiateurs chargés par le gouvernement d’étudier la faisabilité du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont rendu leurs conclusions ce mercredi 13 décembre au Premier ministre, Édouard Philippe. Des conclusions qui ne tranchent rien mais rappellent l’État à ses responsabilités.

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Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes arrive en bout de piste. Les médiateurs chargés par le gouvernement d’étudier sa faisabilité ont rendu leurs conclusions ce mercredi au Premier ministre, Édouard Philippe. Il a confirmé les propos d’Emmanuel Macron tenus mardi : « Une décision définitive sera prise au plus tard en janvier. »

L’absence de solution parfaite

Transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou maintien avec un réaménagement à Nantes-Atlantique : pour faire son choix, le gouvernement ne peut pas compter sur le rapport commandé le 1er juin 2017 et rendu ce mercredi par les trois médiateurs. On peut y lire en effet que « les options en présence sont toutes deux raisonnablement envisageables« . Au moins, il pourra y trouver de quoi nourrir sa réflexion. Les différentes analyses de la médiation soulignent « l’absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif sur un critère particulier. » L’environnement et l’étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, face aux nuisances sonores « significatives » pour l’aménagement de Nantes-Atlantique.

Finalement, la seule recommandation tranchée des médiateurs pointe les déficiences du gouvernement : « Pour le présent, la première nécessité est celle d’une décision de l’État, qui n’a que trop tardé« . Le rapport se prononce également sur la situation actuelle à Notre-Dame-des-Landes, et de sa célèbre ZAD (zone à défendre) : « Le principe du retour à l’état de droit s’impose dans les mêmes termes, sinon selon les mêmes modalités pratiques, quelle que soit l’option retenue, dès la décision gouvernementale. »

Avant la décision finale, les ministres de l’Écologie ainsi que des Transports, Nicolas Hulot et Élisabeth Born, rencontreront les parties prenantes pour discuter de ce rapport. Des vérifications seront également effectuées sur ses aspects techniques.

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