Cinéma

Star Wars VIII : entre l’Ombre et la Lumière, une voie

L’épisode 8 de la saga continue d’appliquer la recette qui a fait son succès jusqu’ici… mais ouvre aussi des perspectives nouvelles dans l’intrigue. Notre critique.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone

Une fois de plus, un plaisir coupable auquel on ne coupera pas. Le huitième épisode de Star Wars s’ouvre sur une bataille dans l’espace entre la Résistance, dirigée par Leia, et le Premier ordre, dont l’objectif est, grosso-modo, d’instaurer le chaos dans la galaxie toute entière. Explosions spectaculaires, bruits de vaisseaux ennemis assourdissants, manœuvres acrobatiques pour échapper aux tirs des canons : tout est attendu mais le plaisir des yeux est là. Encore plus pour les fans, qui peuvent se replonger dans leurs premiers émois Star Wars grâce à l’apparence des vaisseaux et des Stormtroopers, identiques aux tout premiers épisodes.

Comme pour Le Réveil de la force, les Derniers Jedi prend soin des fans de la saga. Les clins d’oeil aux anciens épisodes sont permanents : retrouvailles de Luke Skywalker avec R2D2, arrivée spectaculaire du vaisseau de Han Solo, le fameux Falcon, ou même, plus subtilement, cette façon de passer d’une scène à l’autre grâce à une transition en volet – si typique de la réalisation des Star Wars depuis le début.

Fans impatients ce mercredi 13 décembre, à la séance de 9h40 à l’UGC de Bercy à Paris. (Crédit : Pauline JALLON)

Mais contrairement à l’épisode 7, auquel on avait reproché de trop ressembler au tout premier Star Wars (donc l’épisode 4, hé oui il faut suivre), Les Derniers Jedi se distingue par son scénario. La dualité simple – mais efficace jusqu’ici – entre l’Ombre et la Lumière, les gentils Jedi et les méchants Sith, passe au second plan pour révéler deux héros complexes, Rey et Kylo Ren, habités par la fameuse Force mais peinant à la maîtriser. Quant à Luke Skywalker, il est totalement démuni face à leur puissance. Rey choisira la Résistance, Kylo Ren le Premier Ordre, mais à ce stade de la série, impossible de dire si les jeux sont faits.

Ces personnages pétris de questionnements sur eux-mêmes et sur la Force, on les doit sans doute au réalisateur Rian Johnson, outsider dans le monde du block-buster, mais multi-récompensé en 2012 pour son film de science-fiction Looper. Contrairement à J.J Abrams, qui a réalisé l’épisode 7 – et a déjà signé pour le neuvième, prévu en 2019. Son regard apporte un souffle d’air frais sur la saga. Et ouvre une voie qui, on l’espère, restera tout aussi surprenante dans le prochain épisode.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookEmail this to someone