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Millas : chaque année, une trentaine de morts sur des passages à niveau

La collision entre un bus scolaire et un TER à Millas près de Perpignan a fait six morts jeudi soir. Les passages à niveau sont des zones particulièrement « accidentogènes » et la SNCF investit dans leur disparition

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Les passages à niveau font partie du paysage routier français. On en dénombre 15 000 en France, franchis par 16 millions de véhicules chaque jour. Chaque année, ils tuent une trentaine de personnes en France. Jeudi, la collision entre un bus scolaire et un TER à Millas (Pyrénées-Orientales) a fait au moins quatre morts, un bilan encore provisoire.

Semblable à tant d’autres, le passage à niveau numéro 25 de la ligne Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains, où s’est produit la collision entre un bus scolaire et un TER jeudi après-midi, était équipé d’une double barrière et d’un signal automatique lumineux. Les passages à niveau, où se croisent trains et véhicules à même hauteur, sont extrêmement dangereux. En 2016, 31 personnes sont décédées près d’un passage à niveau dans l’Hexagone. Mais après le drame de Millas, le bilan de l’année 2017 sera d’autant plus catastrophique.

La SNCF tente de réduire les accidents

SNCF Réseau, la branche du groupe public qui gère l’infrastructure ferroviaire, a lancé un plan pour la sécurisation des passages à niveaux. En 2015, 152 passages à niveau sont inscrits au programme national de sécurisation.  Cet investissement de près de 30 millions d’euros par an ne permet au groupe de supprimer que cinq à sept passages à niveau par an – six en 2015 -, ceux jugés les plus « accidentogènes ». A ce rythme, ils subsisteront pendant encore au moins 2 000 ans. Les départements et les préfectures participent en collaboration avec la SNCF à leur financement.

« Les collisions aux passages à niveau sont dues à 99% au non-respect par les usagers des règles de sécurité routière (soit délibéré, soit par inattention) », rappelle SNCF Réseau. « Il faut savoir qu’un train qui roule à 100 kilomètres/heure met un kilomètre pour s’arrêter », a précisé un cadre de SNCF Réseau à nos confrères du Monde. La SNCF a indiqué dès jeudi soir que le TER qui a percuté le bus scolaire à Millas roulait à la vitesse normale de 80 km/h. Une campagne de sensibilisation à la sécurité des passages à niveau à été lancée.

La société de chemins de fer mise également depuis quelques années sur la prévention. Elle y consacre près de deux millions d’euros chaque année. Selon une étude TNS Sofres de juillet 2015, 12% des Français déclarent en effet avoir déjà franchi un passage à niveau en ne respectant pas la signalisation. Aussi, la branche SNCF Réseau a lancé en 2008 la journée nationale de sécurité aux passages à niveau.

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