Régionales 2015 : Virginie Calmels réitère ses attaques contre le journal Sud Ouest

Sur le plateau d’iTélé, Virginie Calmels a estimé lundi que le prêt accordé par la région au groupe Sud Ouest posait des questions “déontologiques”.

La candidate Les Républicains n’en démord pas. En ligne de mire, le groupe Sud Ouest, qu’elle accuse d’impartialité. Invitée lundi par iTélé, la candidate de la droite et du centre en Aquitaine‐Limousin‐Poitou Charentes s’en est donnée à cœur joie pour dézinguer le journal.

“Je n’ai même pas la photo de mes douze candidats alors que mon adversaire a la Une en plus d’une double page”, s’est plainte la candidate Les Républicains, qui avait déjà exprimée son agacement dimanche dans le JDD“Trop c’est trop! L’inégalité de traitement a ses limites”, avait‐elle déclarée.

“Cette inégalité a été trop récurrente, on attendait une forme de compensation, elle n’est pas venue”, a ajouté la candidate à la grande région Aquitaine, Limousin, Poitou Charentes. Sur le plateau, Virginie Calmels a confirmé sa décision de se retirer des débats organisés par le journal.

“Ça pose des questions déontologiques”

Pour la candidate Les Républicains, l’explication est simple. Le journal aurait bénéficié d’un prêt de 900 000 euros, accordé par la région “trois mois avant les régionales”, au titre de l’aide aux entreprises. Or la région Aquitaine est dirigée par Alain Rousset, également tête de liste PS pour les élections régionales et adversaire de Virginie Calmels.

“Une entreprise de média n’est pas une entreprise comme les autres, ça pose des questions déontologiques”, a estimé la candidate, qui s’interroge sur la nature de ce prêt. 

Du côté du groupe Sud Ouest, le directeur de publication, Patrick Venries, récuse tout conflit d’intérêt. “Notre calendrier n’est pas celui d’une élection”, s’est-t-il défendu auprès de Rue89 BordeauxJe comprends bien l’ambigüité que cela peut susciter, mais Alain Rousset ne nous a pas achetés”. Ancienne dirigeante au sein de Canal+, Virginie Calmels a bien saisi tous les rouages de la communication politique.