La charte pour le climat de la Mairie de Paris gagne 19 signatures

L'engagement fait partie du plan global de Paris pour le climat établi en 2007 dont le but est de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 par rapport à 2004.

La charte “Paris Action Climat” n’en finit pas de séduire les entreprises de la capitale. L’Hôtel de Ville accueillait lundi 12 octobre, pour la troisième année consécutive, de nouveaux signataires de cette convention destinée à valoriser les engagements en faveur de l’environnement des entreprises parisiennes du tertiaire.

Parmi les nouveaux signataires : Aéroports de Paris, le BHV Marais, les groupes LVMH et Kering, le Louvre, Nexity, TF1 ou encore Vivendi. Ils portent à 31 le nombre de signataires de cette charte, qui ne font qu’augmenter depuis la création du dispositif en 2012. Cet engagement fait partie du plan global de Paris pour le climat établi en 2007. ιστότοπο όπως αυτό L’idée est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique de 75% en 2050 par rapport à 2004. Paris s’est même engagée d’ici à 2020 à ce que 25% de l’énergie produite sur le territoire soit renouvelable.

Trois étapes pour tout changer

Ces signatures ne représentent que la première étape de la réalisation de la charte, qui en comprend trois : “j’adhère, je m’engage et je réalise”. L’étape une est un engagement écrit de l’entreprise qui souhaite s’engager au côté de la ville de Paris pour le climat. L’entreprise n’a à ce moment là aucun objectif précis et concret de ses projets environnementaux.

La deuxième étape, “Je m’engage” comprend un bilan chiffré de l’empreinte carbone de l’entreprise, des projets qu’elle est en passe de réaliser, et des moyens prêts à être mis sur la table.

Durant la cérémonie lundi, quatre entreprises qui ont signé les années précédentes sont passées en étape trois, “Je réalise” : Greenflex, GRDF, le groupe La Poste et Eau de Paris. Cette troisième étape finalise le plan d’action de l’entreprise. Concrètement, elle met en oeuvre des actions visant à réduire la pollution engrangée par l’établissement et respecter les objectifs fixés par la ville d’ici 2020. Ces quatre entreprises ont donc un plan concret et personnel de respect de l’environnement qu’elles ont commencé à mettre en place.

Quelques pionniers parisiens qui s’investissent durablement 

La compagnie Eau de Paris par exemple, est passée en étape “Je réalise” depuis lundi soir, car désormais, les promesses se muent en chantiers concrets. Un exemple : leur projet de géothermie sur la Zone à Construire (ZAC) de l’écoquartier Clichy-Batignolles (17ème). En association avec le chantier en cours, cette compagnie qui produit l’eau potable de la capitale s’est engagée à y créer un nouveau puits d’eau de secours, alimenté par la nappe de l’Albien, située à 650m de profondeur sous Paris.

Eau de Paris va aussi fournir un chauffage propre, et une eau de secours au futur quartier éco-responsable du nord de Paris, qui sera formé de jardins et de bâtiments basse-consommation.

Les engagements de Greenflex, GRDF et le groupe La Poste sont plus discrets. Les entreprises n’ont pas communiqué leurs projets en cours, mis à part GRDF qui, en plus de quelques chiffres, assure que l’utilisation plus importante de visioconférence dans ses locaux a réduit les déplacements des collaborateurs de 7%. Des initiatives qui laissent imaginer une capitale plus propre d’ici plusieurs dizaines d’années, même si le manque de transparence des entreprises laisse sceptique sur des changements à court terme.