Particules fines en Île‐de‐France : s’ils étaient élus, ça changerait quoi ?

Alors qu'un épisode de pollution aux particules fines touche Paris ce mardi, zoom sur les mesures antipollution proposées par les candidats aux régionales en Île-de-France.

Prioritaire pour les uns, secondaire pour les autres, la lutte contre la pollution est au coeur de la campagne des régionales. La majorité des candidats de la région Île‐de‐France ont dévoilé les mesures qu’ils adopteraient s’ils étaient élus afin de lutter contre l’émission de particules fines, qui touchent régulièrement la capitale.

Plus de modernité pour moins polluer

La plupart d’entre eux, comme Emmanuelle Cosse (EELV), Valérie Pécresse (Les Républicains), Claude Bartolone (PS), Nicolas Dupont‐Aignan (Debout la France) et Pierre Laurent ( PCF/PG)  sont convaincus que l’accent doit être mis sur la modernisation des transports en commun en Île‐de‐France afin de libérer la région des véhicules trop polluants. La candidate écologiste propose une flotte de bus en “zéro diesel” d’ici 2021. Valérie Pécresse parie elle sur le développement des Autolib’ et la création d’une flotte de minibus électriques.

Les poids lourds, cibles préférées des candidats

La problématique de l’engorgement des camions dans la région est elle aussi au centre des propositions des candidats. Pierre Laurent souhaiterait notamment développer les transports ferroviaires et fluviaux comme l’explique le candidat tête de liste PCF aux régionales au site 94.citoyens.com début septembre. Claude Bartolone, tête de liste PS, mise lui sur la création d’une écotaxe applicable sur les poids lourds étrangers en transit en Île‐de‐France, qui semble être l’unique dispositif antipollution proposé par le candidat. Contacté, son service de presse n’a pas répondu à nos demandes de précisions supplémentaires.

La circulation alternée ne fait pas l’unanimité

L’automatisation de la circulation alternée en cas de pic de pollution fait elle aussi débat. Utilisée seulement trois fois depuis sa mise en place en 1997, cette mesure est plébiscitée par certains et rejetée par d’autres. Emmanuelle Cosse demande par exemple une politique plus offensive à ce sujet et une automatisation du dispositif. A contre‐courant de cette pensée, Nicolas Dupont‐Aignan a lui appelé lundi 12 octobre à une “réconciliation de la voiture et de l’île de France” ainsi qu’à la gratuité des places de parkings pour les détenteurs d’un pass Navigo.

Le candidat FN Wallerand de Saint‐Just est lui farouchement opposé à la circulation alternée. Comme il l’explique sur le site sur Front National, la tête de liste en Île‐de‐France estime que rien ne prouve que la pollution provient de la circulation automobile.

Le candidat est même allé plus loin en affirmant que la dangerosité des particules fines n’était pas avérée, comme le rapportait Le Monde.fr en mars 2014.