Régionales 2015 : le temps de parole, comment ça marche ?

À moins de deux mois des élections régionales, la région Île‐de‐France est le théâtre d’un duel au sommet. Valérie Pécresse (LR) et Claude Bartolone (PS) ne cessent de s’écharper et accaparent toute l’attention, ce qui a le don d’irriter les autres candidats. Pourtant, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, créé en 1989, veille au grain.

  • Comment veille le CSA à l’équilibre du temps de parole ?

Dans ses statuts, il est indiqué que le CSA doit veiller “au respect de l’expression pluraliste des courants d’opinion sur les antennes”

En période électorale, les chaînes de télévision et de radio sont tenues de transmettre chaque semaine un relevé du temps de parole et du temps d’antenne. Le pharmacie-enligne24.com Conseil décortique ensuite ces relevés et examine les interventions des candidats, de leurs soutiens ainsi que tous les éléments éditoriaux qui les concernent.

Lorsqu’il examine ces relevés, le CSA s’attache moins au respect du principe d’égalité qu’à celui du principe d’équité. En d’autres termes, radios et télévisions ne sont pas obligées d’attribuer strictement le même temps de parole et d’antenne pour chaque candidat. Le Conseil tient plutôt compte de la “représentativité” et de “l’implication effective” des candidats de la campagne. Le principe d’égalité au sens strict n’est appliqué que pour l’élection présidentielle.

Pour les élections régionales, le CSA examinera donc “les résultats du candidat ou de la formation politique aux plus récentes élections” mais aussi ses apparitions publiques, lors de meetings, débats ou réunions publiques.

  • Quelles sanctions en cas de manquement d’une de ces règles ?

Si une chaîne de télévision ou une radio ne respecte pas ces différentes règles, le CSA dispose d’un pouvoir de sanction, mais en aucun cas d’un pouvoir de censure. Le CSA peut décider de suspendre la diffusion d’un programme ou d’une partie du programme et peut même décider d’une sanction pécuniaire.

La plupart du temps, le “gendarme du PAF” se contente d’une mise en garde ou d’un rappel à la règlementation, comme ce fût le cas pour les élections régionales de 2004, lorsque plusieurs journaux télévisés avaient divulgués les résultats quelques secondes avant l’heure autorisée.