Les candidats aux régionales ont du mal à séduire les banques

Plusieurs têtes de liste aux élections régionales se sont vu refuser des prêts bancaires. Valérie Pécresse, candidate Les Républicains en Ile-de-France, n’a par exemple pas pu convaincre la banque qui l’accompagne pourtant depuis le début de sa carrière de lui accorder un prêt pour lancer sa campagne. “Une décision stupéfiante, presque un déni de démocratie”, regrette un de ses proches dans Le Parisien daté du 15 octobre.

Même son de cloche pour Xavier Bertrand, candidat en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, qui a quitté la Société générale de Saint-Quentin (Aisne), où il n’a pas pu emprunter 50 000 €, alors qu’il y avait ouvert son premier compte à l’âge de 14 ans.

De son côté, Hervé Morin, tête de liste UDI-LR en Normandie, a réussi à emprunter 450 000 €, mais au prix d’un marathon. “J’ai dû me soumettre à une batterie de tests médicaux, un électrocardiogramme, une prise de sang pour être sûr que tout allait bien”, a déclaré l’ancien ministre de la Défense, toujours au Parisien.

Cette méfiance pourrait s’expliquer par un rejet du monde politique, la peur de ne pas être remboursé, ou encore par un souci de neutralité. Les répercussions de l’affaire Bygmalion pourraient aussi être à l’origine de la prudence des établissements bancaires.