L’UDE, partenaire écolo du PS aux régionales, se lance

L’Union des démocrates et des écologistes (UDE), alliant le Front démocrate de Jean‐Luc Benhamias et les Ecologistes! de François de Rugy organise samedi son congrès fondateur à Paris. Le Premier ministre Manuel Valls, Jean‐Christophe Cambadélis (PS) et Robert Hue (Mouvement des progressistes) doivent notamment y faire une intervention.

L’UDE a déjà passé des accords avec le Parti socialiste dans six régions en prévision des élections régionales de décembre. Des discussions sont toujours en cours dans les autres régions. Pourtant, le mouvement se revendique ouvertement de “centre‐gauche”, et lorgne même sur les centristes du MoDem ou de l’UDI.

Cette nouvelle formation politique, qui veut dépasser “les clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d’hier”, souhaite rassembler “dans une maison commune, des progressistes, des écologistes réformateurs et des sociaux‐démocrates”, comme l’indiquent ses responsables dans un communiqué.

Le congrès de samedi sera l’occasion de présenter l’organigramme de l’UDE, co‐dirigée par les deux responsables des partis adhérents. Jean‐Vincent Placé, ancienne figure d’Europe Écologie Les Verts (EELV) qui n’a jamais caché son soutien à la politique de François Hollande, en deviendra le coordinateur national.

Une stratégie électorale à contre courant de celle des Verts

Si au total l’actuelle addition du FD et d’Ecologistes! compte 2.800 adhérents, l’UDE espère voir affluer à partir de samedi de nouvelles adhésions, sur internet. “C’est un mouvement en construction, qui a vocation à rassembler d’autres personnes qui sont éparpillées dans la nature”, avait expliqué en septembre François de Rugy, ancien co‐président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Il a renouvelé sa virulente condamnation de la ligne politique adoptée par la direction d’EELV, mardi sur LCP. Il a regretté “une forme de dérive, une forme de sectarisme et une forme de gauchisme, en tout cas d’alliance privilégiée avec la gauche de la gauche dans deux régions symboles, Provence‐Alpes‐Côte d’Azur et Nord‐Pas‐de‐Calais‐Picardie”, où EELV présente des listes communes avec le Front de gauche de Jean‐Luc Mélenchon.

La secrétaire nationale d’EELV Emmanuelle Cosse a critiqué jeudi “celles et ceux qui ont préféré des aventures personnelles plutôt que de se battre sur le climat l’écologie”. Pour elle, la décision de son parti de présenter des listes indépendantes du PS au premier tour de la plupart des élections n’a pas empêché de “créer des dynamiques de rassemblement” au second.

Avec AFP