Natixis ne veut plus financer les industries du charbon

Les énergies fossiles, c’est fini. Tout du moins pour le groupe bancaire Natixis qui s’est engagé à ne plus financer de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique, dans le monde entier, comme il l’annonce dans un communiqué publié jeudi à quelques semaines de la COP 21. 

Natixis renonce aussi à financer les sociétés dont l’activité repose à plus de 50% sur l’exploitation de centrales électriques au charbon ou de mines de charbon thermique”, ajoute-t-elle. Le groupe explique qu’il souhaite renforcer sa position dans le financement des énergies renouvelables, qui représentent “plus de 60% du portefeuille de production électrique financé”.  

Selon Laurent Mignon, son directeur général, “les institutions financières ont la responsabilité d’accentuer les efforts déjà réalisés pour développer les énergies renouvelables à travers le monde. Natixis s’inscrit pleinement dans ce mouvement et souhaite faire de l’arrêt du financement de l’industrie du charbon une nouvelle étape de son engagement en faveur de la préservation de l’environnement.”

Avant Natixis, le Crédit Agricole avait annoncé fin septembre son intention de ne plus financer des nouvelles centrales ou des extensions de centrales électriques à charbon dans les pays à hauts revenus,  sans compter la Chine et l’Inde, qui sont pourtant les principaux consommateurs de cette énergie fossile très polluante.