Entreprises, sécurité et… immigration : les priorités du FN aux régionales

Dans un tract de 8 pages, le FN dévoile ses grands axes de campagne à l'échelle nationale. Au programme : soutien à l'économie locale, sécurité et immigration.

Le document, que l’AFP a pu consulter, sera envoyé à tous les chefs de file frontistes, mais restera optionnel. Il a “vocation à être personnalisé par région” a précisé Florian Philippot, vice-président du parti. Le soutien à l’emploi et la sécurité figurent en premier ligne, mais aussi l’immigration, qui n’est pas une compétence régionale :

  • Soutien aux entreprises et aux artisans

Le Front national promet la mise en place d’ “engagements de maintien de l’activité sur place” pour les entreprises recevant des aides financières de la région. Un “soutien au TPE/PME et aux artisans” dont le parti fera sa priorité lors de l’attribution des marchés publics, promet le tract.

  • Sécurité dans les transports et dans les lycées

Pour répondre aux problématiques de sécurité dans les transports, le parti frontiste prévoit la création d’une “police régionale qui garantira la sécurité des voyageurs et mettra fin aux troubles dans les transports publics”. Cette priorité à la sécurité vaut aussi pour les lycées, pour lesquels le parti propose “l’installation des caméras de vidéo-protection”.

  • Lutte contre l’immigration

En cas de victoire, le FN assure qu’il s’élèvera contre l’immigration et que les régions “refuseront tout financement encourageant l’immigration clandestine”. Une proposition de campagne qui semble pourtant difficilement réalisable : la régulation de l’immigration n’est pas une compétence régionale, comme l’ont reconnu plusieurs responsables frontistes. La seule marge de manoeuvre d’un président de région sur ce sujet réside en effet dans les subventions aux associations.

  • Mais aussi : gel des impôts, suppression du président délégué à la région…

Le document de campagne précise également la volonté du parti de geler les impôts régionaux, de réduire les dépenses en supprimant par exemple le poste de président délégué à la région, de favoriser la formation par l’apprentissage ou encore de lutter contre la désertification rurale en défendant les services publics.

  • Et bilan des élus FN

Le tract vante enfin les résultats des mairies FN. Il ne fait pas référence, par contre, à l’action des élus régionaux frontistes, qui seraient au nombre de 118 depuis les élections de 2010.

Avec AFP