Air Cocaïne : que deviennent les deux Français restés en République dominicaine ?

Pascal Fauret et Bruno Odos ont laissé derrière eux deux autres membres de l'équipage. Quel sort va leur être réservé ?

En fuyant de Républicaine dominicaine où ils sont condamnés pour trafic de cocaïne, les deux pilotes français ont laissé derrière eux deux autres membres de l’équipage. Leur départ risque dégrader les relations avec les autorités locales alors que l’un des Français restés sur place, risque une amputation.

Alain Castany, victime d’un accident il y a quelques jours, est hospitalisé. Selon son avocat, Me Karim Beylouni, interrogé par Le Point, “il est dans un état de santé grave, après avoir été fauché par une moto.” D’après lui, la fuite des deux pilotes peut être préjudiciable à son client : “Compte tenu de ce qui s’est passé, la position des autorités dominicaines risque de se durcir. Mon client vit une situation totalement cauchemardesque .»

La crainte de réponses sévères des autorités dominicaines 

L’autre Français condamné, Nicolas Pisapia, s’est exprimé via Skype sur iTélé. Il affirme qu’il sera présent pour se défendre, lors de son appel dans les mois qui viennent, même s’il redoute des sanctions encore plus dures à son encontre : « il est à craindre que les autorités dominicaines décident de m’incarcérer à nouveau . » Une hypothèse partagée par Jean‐Pierre Maggi, le député des Bouches du Rhône, département où l’affaire est instruite en France : « La République dominicaine, qui peut légitimement se sentir humiliée par l’extradition clandestine de deux Français condamnés sur son territoire, ne doit pas pour autant durcir le traitement déjà cruel qui est réservé à ces deux personnes .»

L’affaire dite Air cocaïne remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine avait intercepté à l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec une trentaine de valises contenant près de 700 kilos de cocaïne. Alain Castany et Nicolas Pisapia étaient respectivement apporteur d’affaires et passager du vol. Les Français avaient comparu libres à leur procès après quinze mois de détention. Ils avaient ensuite été remis en liberté dans l’attente de l’examen de leur appel, mais avaient interdiction de quitter le territoire dominicain.