Après l’Euro, les basketteurs français repartent à l’assaut de la NBA

Le championnat nord-américain de basket-ball reprend cette nuit avec onze joueurs français sur les parquets cette saison. Un exercice à enjeu pour de nombreux frenchies.

Les fans de basket américain vont redécouvrir les joies des nuits blanches devant leur écran. La saison 2015–2016 démarre cette nuit avec trois rencontres au programme. La France est le contingent étranger le plus important en NBA avec le Canada. Elle compte onze éléments sur les parquets, dont la moitié de l’équipe de France présente à l’Euro cet été, conclu par une médaille de bronze. Onze joueurs aux fortunes diverses. Mais la moitié d’entre eux au moins peut revendiquer un statut qui a longtemps fui les basketteurs étrangers : ce sont désormais des joueurs qui comptent dans la « Grande Ligue ».

Ils étaient présents à l’Euro

Tony Parker (San Antonio Spurs)

Tony Parker (clippersholics.com)

Le meneur de l’équipe de France a souffert durant l’Euro et devrait voir ses responsabilités diminuer cette saison. Parker (33 ans) doit prouver que sa méforme sous le maillot bleu n’est pas le signe du déclin alors que les Spurs font partie des favoris pour le titre, avec le recrutement le plus flamboyant de l’été.

Boris Diaw (San Antonio Spurs)

San Antonio s’est fortement renforcé à l’intérieur pendant l’intersaison, avec l’arrivée de David West et LaMarcus Aldridge, renforçant la concurrence pour Diaw. « Babac » devra batailler pour gagner des minutes de jeu même si sa polyvalence est un atout précieux pour l’équipe texane.

Rudy Gobert (Utah Jazz)

Rudy Gobert (basketusa.com)

Le géant français (2,18m) doit confirmer sa formidable deuxième partie de saison l’année dernière. L’engouement autour du joueur formé à Cholet Basket ne fait que grandir aux Etats‐Unis, au point qu’il est annoncé comme un des joueurs les plus attendus par de nombreux médias. Utah est une des équipes qui montent dans la ligue.

Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

Nouvelle équipe pour l’ailier qui passe de Portland à la côte Est et Charlotte, une franchise présidée par Michael Jordan. Utilisé comme couteau suisse depuis le début de sa carrière NBA, son coach attend de lui qu’il soit la 1e ou 2e option offensive. A lui de prendre ses responsabilités, dans une équipe qui aura du mal à atteindre les phases finales.

Evan Fournier (Orlando Magic)

Le jeune arrière (22 ans) continue sa montée en puissance. Déjà précieux avec les Bleus à l’Euro, son potentiel offensif devrait pouvoir s’exprimer à Orlando où il est le joker offensif en relais des titulaires. Il peut être une des belles confirmations bleu‐blanc‐rouge de l’année, même si le Magic ne devrait pas être dans la course aux play‐offs.

Joffrey Lauvergne (Denver Nuggets)

Joffrey Lauvergne (nba.com)

Lauvergne est une des révélations des derniers mois. Après avoir rejoint l’équipe des Rocheuses à la fin de la saison passée, il avait enchainé sur un excellent été avec l’équipe de France. Il a brillé en présaison avec les Nuggets et a peut‐être gagné sa place de titulaire.

Ils n’étaient pas à l’Euro

Joakim Noah (Chicago Bulls)

Changement de statut pour le pivot qui passe de titulaire indiscutable à leader du banc de la mythique franchise des Bulls. Noah doit avant tout retrouver la forme après une saison à jongler avec les blessures. Il reste un leader vocal et toujours un défenseur de premier plan.

Ian Mahinmi (Indiana Pacers)

Ian Mahinmi (basket-ballworld.fr)

Le pivot n’était pas à l’Euro mais a gagné ses galons dans le cinq de départ d’une bonne équipe de la Conférence Est. Indiana s’est séparée à l’intersaison de quasiment tous ses intérieurs. Mahinmi, qui est désormais un vétéran en NBA (28 ans), va pouvoir s’exprimer après des années passées majoritairement sur le banc. Très bon défenseur, il est un coéquipier exemplaire.

Kevin Séraphin (New York Knicks)

Petit déménagement pour l’intérieur qui est passé cet été des Wizards de Washington aux Knicks. L’équipe de New York est en pleine reconstruction et Séraphin peut avoir un rôle à jouer. Avec un contrat de seulement un an, il doit prouver qu’il a sa place.

Alexis Ajinça (New Orleans Hornets)

Alexis Ajinça (bigeasybeliever.com)

Dominant avec Strasbourg en 2013, il a depuis montré qu’il  avait le niveau NBA après un premier passage décevant. Il jouera en relais ou aux côtés d’Anthony Davis, une des futures superstars de la ligue. Ajinça a fait son trou et a signé pour quatre ans avec la franchise de la Louisiane cet été.

Damien Inglis (Milwaukee Bucks)

C’est l’une des seules inconnues tricolores, et aussi une des principales curiosités. Arrivé l’année passée par la Draft (sélection des meilleurs jeunes joueurs), Inglis n’a pas joué la saison dernière pour une blessure à la cheville. Il peut surprendre aux Bucks, une des équipes les plus jeunes de la ligue.