Air Cocaïne : les suites de l’évasion des pilotes français

Stéphane Le Foll, porte‐parole du gouvernement a expliqué ce matin sur RTL que l’Etat n’extradait pas ses citoyens lorsqu’ils sont sur le sol français.

Il a listé « trois règles, trois principes, trois vérités » : « Un, les autorités françaises et la France n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé. Ensuite, la France a des responsabilités, son consulat sur place devra épauler et soutenir nos deux concitoyens qui sont restés. Trois, la France appliquera les règles de droit : nous n’extradons pas des citoyens français lorsqu’ils sont sur notre sol .» Cette déclaration fait suite au lancement d’un mandat d’arrêt international contre Pascal Fauret et Bruno Odos, pilotes ayant fui la justice dominicaine.

S’exprimant pour la première fois en public depuis son évasion, Pascal Fauret a expliqué avoir voulu “retourner dans (son) pays” pour s’exprimer devant la justice. Il estime avoir été condamné à Saint‐Domingue «pour la seule raison d’être Français.» Son avocat, Eric Dupond‐Moretti, affirme que cette évasion n’est pas « l’entreprise d’une équipe barbouzarde qui aurait été payée par l’Etat français .» Selon lui, cette fuite «ne constitue absolument pas une infraction» en France.

Le pilote, quant à lui, explique que cette opération a été permise par des « amis, des gens qui savent s’organiser » confirmant sur France 2 que l’eurodéputé FN, Aymeric Chauprade, était « là peu de temps avant (leur) départ .»

Deux autres membres de l’équipage du Falcon 50, de nationalité française également, se trouvent toujours en République dominicaine. Alain Castany, dans un état de santé critique, qualifie l’acte des deux pilotes d’« irresponsable et déloyal.» L’ex-apporteur d’affaires s’estime « abandonné et mis en danger par son commandant de bord. »