Régionales : Valls tranche en faveur du front républicain

Invité du Bondy Blog mardi 27 octobre, Manuel Valls a déclaré : « Il est hors de question de laisser le Front national gagner une région, donc tout devra être fait pour l’empêcher. » Le chef du gouvernement balaie ainsi les hésitations des leaders socialistes ces dernières semaines.

En septembre, Jean‐Christophe Cambadélis avait enterré le front républicain en affirmant : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Ce mercredi matin sur Europe 1, il a donc dû revenir sur ses propos. « On verra au soir du premier tour. Mais aujourd’hui, on se bat pour sortir en tête au premier tour » a‐t‐il déclaré. Selon lui, le total des voix de gauche (Front de Gauche, Ecologistes et Socialistes) pourrait être suffisant pour garantir une défaite de l’extrême droite, et un maintien des socialistes.

Anne Hidalgo avait déjà prôné le désistement des listes socialistes au second tour des élections en cas de « risque majeur » de victoire du FN. « Je préfère aucun socialiste dans un exécutif plutôt que le Front national à la tête de ces exécutifs. » avait‐elle annoncé.

Les nouvelles consignes du premier ministre sont tombées en plein débat sur les régionales en Nord‐Pas‐de‐Calais‐Picardie et ont été plutôt mal accueillies par Pierre de Saintignon, candidat socialiste en difficulté face à Marine Le Pen et Xavier Bertrand. « Je pense qu’au soir du premier tour, on sera en mesure de vous démontrer qu’on va gagner. Ça veut dire qu’il faut que la gauche se rassemble. Qu’elle fasse un bon premier tour. C’est ma responsabilité. » a‐t‐il lancé, légèrement énervé.