A Béziers, Nadine Morano marche sur les plates-bandes du Front National

Critiquée par son propre parti, lâchée par Nicolas Sarkozy, Nadine Morano a réaffirmé des positions très à droite dans un meeting à Béziers. 

Nadine Morano n’a pas fini de faire parler d’elle. Profitant de l’attention politique et médiatique générée par ses déclarations sur “la France, pays de race blanche aux racines chrétiennes”,Mme Morano se positionne clairement à la droite de son parti, Les Républicains.

L’ancienne secrétaire d’Etat a tenu un meeting devant 250 personnes à Béziers, la ville de Robert Ménard. Nadine Morano a toutefois tenu à se différencier de l’élu soutenu par le Front National : “Robert Ménard reste un adversaire politique. Qu’il me rejoigne moi, Nadine la Lorraine, plutôt que Marine !

Malgré une hostilité affichée à l’endroit du FN, Nadine Morano a développé un discours parfois similaire aux arguments frontistes : “Les migrants ne partagent pas la même culture que nous. S’ils viennent, ils ne repartiront pas” a estimé Mme Morano, qui a également été très offensive envers les femmes voilées : “dans nos rues, on voit désormais des femmes, enfin des femmes, on ne sait pas ce qu’il y a en dessous des voiles. C’est Belphegor.”

Si Nadine Morano reste un membre du parti Les Républicains, elle semble s’être éloignée de son ancien mentor, Nicolas Sarkozy, qui l’a durement critiquée après ses propos polémiques sur la “race blanche”. “Mon président aurait dû être le garant de la liberté d’expression”, a regretté Mme Morano, qui juge que M. Sarkozy a “cédé aux centristes”.