Air Cocaïne : les deux pilotes escortés chez la juge d’instruction

Les deux pilotes français ont été présentés devant la magistrate en charge de cette affaire de trafic de drogue international.

L’affaire Air Cocaïne s’accélère. Lundi 2 novembre au matin, les deux pilotes qui ont fui la République Dominicaine la semaine précédente ont reçu la visite des gendarmes, venus les conduire chez la juge d’instruction chargée du dossier. Depuis février 2013, ils sont soupçonnés d’être impliqués dans un trafic de drogue transatlantique.

Leurs avocats se sont indignés des méthodes de la magistrate, qu’ils jugent sensationnalistes. « Le mandat d’amener était inutile, c’est pour faire du spectacle », estime Jean Reinhart, qui défend le pilote lyonnais Pascal Fauret. Avec Bruno Odos, le pilote avait clamé haut et fort qu’il était disposé à se rendre à la justice française de son plein gré. Me Eric Dupond‐Moretti, l’avocat de Bruno Odos s’est dit « révolté » et « atterré » de cette procédure. « On avait demandé qu’on nous convoque, mais il a fallu que les mauvaises habitudes l’emportent », s’est étonné l’avocat.

Au terme d’une opération d’exfiltration organisée par leurs proches, les deux pilotes avaient fui la République Dominicaine, où un premier jugement les condamnait à 20 ans de prison. Au cœur de l’affaire : 680 kg de cocaïne retrouvés à bord de l’avion en mars 2013, sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Les deux passagers qu’ils transportaient, eux, sont toujours sur place, dans l’attente d’un procès en appel.

Pascal Fauret et Bruno Odos pourraient être placés en détention provisoire. Par ailleurs, la République de Saint‐Domingue a lancé un mandat d’arrêt international contre les deux français.