Guy Novès vu par les supporters

Guy Novès est le nouveau sélectionneur du XV de France. Et les amateurs de rugby s'en réjouissent.

Guy Novès est officiellement devenu le nouveau sélectionneur du XV de France hier. Une «bonne nouvelle» pour la majorité des fans de rugby, que le CFJ lab a interrogés.

Après le traumatisme de la défaite des Bleus en 1/4 de finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle‐Zélande (62–13), une nouvelle page se tourne pour le rugby français avec la nomination de l’ancien entraineur de Toulouse. Les amateurs de rugby retrouvent même un peu d’espoir. «C’est une bonne nouvelle» pour Jacques, 65 ans, qui a regardé «tous les matchs» du Mondial pendant un mois et demi. Il loue également la «forte personnalité» et le «charisme» de l’ex-toulousain.

Dans le jeu, les supporters attendent aussi une amélioration, alors que la France a fait preuve de très peu d’inventivité pendant cette coupe du monde. Charlotte, 28 ans, «très déçue» par le niveau affiché par les tricolores depuis quatre ans, espère ainsi avoir «un peu plus de plaisir» et «retrouver une équipe conquérante» en regardant les matchs du XV de France. Quentin, 25 ans, veut surtout revoir «un jeu de passe, à la toulousaine» car Guy Novès peut s’appuyer sur des joueurs qu’il a côtoyés en Top 14 et créer «une équipe plus facilement, avec plus d’expérience»

Mais le mythique entraîneur du Stade Toulousain, dix fois vainqueur du Top 14 et quatre fois de la Coupe d’Europe, doit relever un défi de taille en reprenant un groupe moribond qui sort de quatre années catastrophiques avec Philippe Saint‐André, l’ancien sélectionneur. «C’est comme Laurent Blanc après la période Raymond Domenech », poursuit Jacques. « Le jeu peut être meilleur mais Novès ne va rien révolutionner. »

Pour la prochaine Coupe du monde en 2019, les supporters restent mesurés quant aux chances des Bleus. Pour Quentin, il est «impossible» que la France remporte le tournoi car Novès n’aura pas le «temps» de forger un groupe assez compétitif «pour battre les équipes de l’hémisphère sud». Celui qu’on surnommait «le sorcier» à Toulouse a encore du travail pour que les Français rêvent de nouveau.